Cet épisode porte sur l’urgence de remodeler l’identité congolaise, en s’éloignant du complexe d’infériorité issu du colonialisme et de la traite transatlantique des esclaves. Notre objectif devrait être de former un Congolais fier, conscient de lui-même et adhérant à un sentiment d’identité collective (« le Biso », le « nous »).
1. Redéfinir l’identité congolaise
Ce podcast aborde l’urgence de repenser et de reformuler le profil psychologique des Congolais, en s’éloignant d’un complexe d’infériorité issu du colonialisme et de la traite transatlantique des esclaves. Cela implique de favoriser la fierté, l’estime de soi et de passer de l’individualisme (« moi ») au collectivisme (« nous » ou « bissoité »).
– Aspects clés de la nouvelle identité congolaise :
Surmonter l’héritage du colonialisme et ses paradigmes négatifs.
Cultiver le respect de soi et la fierté nationale.
Privilégier le collectivisme et la communauté aux ambitions individuelles.
Développer un fort sentiment d’identité et d’objectifs communs.
– Réaliser la transformation grâce à :
Les collectifs citoyens : engager le dialogue et le débat sur les questions historiques afin de constituer une masse critique et de rompre avec un passé nihiliste.
Rééducation et réapprentissage : transformer les systèmes éducatifs et créer des espaces d’apprentissage alternatifs pour promouvoir de nouvelles valeurs.
Un socle de valeurs : Solidarité, dignité, coopération et réciprocité, pierres angulaires d’une identité congolaise renouvelée.
2. Surmonter les traumatismes et les divisions historiques
Ce podcast aborde les effets persistants du colonialisme, notamment l’instrumentalisation des divisions ethniques. Il soutient que pour les surmonter, il est nécessaire de mieux comprendre l’histoire précoloniale, en insistant sur le rôle du leadership traditionnel et des pratiques culturelles dans la promotion de l’unité.
-Aborder les divisions ethniques :
Unité précoloniale : Examen d’exemples historiques d’unité et de coopération entre différentes tribus et groupes ethniques avant l’ingérence coloniale.
Le rôle du leadership traditionnel : Mise en évidence de la manière dont les dirigeants précoloniaux ont favorisé l’unité et l’action collective.
Pratiques culturelles : Souligner le rôle des proverbes, des adages et des pratiques culturelles dans la promotion d’un sentiment d’identité et de communauté partagées.
Cadres juridiques modernes : Utiliser les systèmes juridiques modernes pour résoudre les conflits et promouvoir les droits de citoyenneté, au-delà des frontières ethniques.
Convivialisme : Promouvoir le débat et la résolution des conflits sans recourir à la violence.
– Autres produits de l’histoire :
La quête de richesse (« avoir ») : Le podcast critique l’impact négatif de la quête de richesse, qui conduit à des divisions internes et à l’exploitation des ressources.
L’abus de pouvoir : La concentration du pouvoir entre les mains d’une élite compradore, au service d’intérêts extérieurs et au mépris des besoins de la population.
L’objectification des femmes : L’utilisation des femmes comme outils dans les luttes politiques et économiques.
3. Le rôle des minorités organisées et de la résistance
Le podcast souligne l’importance des « minorités organisées et actives » ou des « élites organiques et structurantes » – intellectuels, artistes, militants et autres – qui promeuvent activement des valeurs positives et remettent en question les forces négatives qui façonnent la société congolaise.
-Caractéristiques des élites organiques :
L’engagement envers les valeurs humanistes : Œuvrer pour promouvoir la solidarité, la dignité et la coopération.
L’engagement populaire : Travailler au sein des communautés pour remettre en question les influences négatives et construire de nouvelles structures.
La création de nouveaux récits et de nouvelles structures : Développer de nouvelles idées, institutions et modes d’organisation pour bâtir un avenir meilleur pour le Congo.