{"id":5771,"date":"2013-07-17T07:46:55","date_gmt":"2013-07-17T07:46:55","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ingeta.com\/?p=5771"},"modified":"2013-07-17T07:46:55","modified_gmt":"2013-07-17T07:46:55","slug":"sur-les-traces-du-djihad-rdc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/congolobilelo.com\/IN\/sur-les-traces-du-djihad-rdc\/","title":{"rendered":"Dossier sp\u00e9cial: Sur les traces du Djihad islamique en RDC?"},"content":{"rendered":"<p>\t\t\t\tPar Jean-jacques Wondo<\/p>\n<p><strong>Depuis quelques jours, l\u2019information faisant \u00e9tat de la pr\u00e9sence des combattants islamistes Al-Shabaab aux c\u00f4t\u00e9s des rebelles ougandais de l\u2019ADF\/Nalu au Nord-Kivu font les choux gras des m\u00e9dias et ne cessent d\u2019alimenter, avec son lot d\u2019\u00e9motions et fantasmes de tout genre, les \u00e9changes dans les diff\u00e9rents fora et ar\u00e8nes sociaux et politiques congolais. Cette analyse revue est une mise \u00e0 jour d\u2019une analyse publi\u00e9e en juillet 2012 o\u00f9 j\u2019alertais l\u2019opinion sur les menaces islamiques en RDC. Elle faisait suite \u00e0 une publication de 2011 d\u2019une autre analyse intitul\u00e9e : \u00ab La RDC, otage des enjeux g\u00e9ostrat\u00e9giques \u00bb, reprise en janvier 2013 par lepotentielonline.com. Plusieurs lecteurs m\u2019ont interpell\u00e9 en priv\u00e9 pour la re-publier \u00e0 la suite des r\u00e9centes informations faisant \u00e9tat de la pr\u00e9sence des milices fondamentalistes musulmans d\u2019Al-Shabaab aux c\u00f4t\u00e9s des rebelles ougandais de l\u2019ADF\/Nalu install\u00e9s dans le nord-est de la RD Congo. <\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>1. Introduction<\/strong><\/p>\n<p>Les relations internationales pr\u00e9sentent actuellement quatre axes strat\u00e9giques :<\/p>\n<ul>\n<li>la crise \u00e9conomique mondiale et la recherche de nouveaux p\u00f4les d\u2019expansion \u00e9conomique;<\/li>\n<li>les rivalit\u00e9s grandissantes entre les Grandes puissances occidentales et les puissances \u00e9mergentes : BRICS (Br\u00e9sil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) ;<\/li>\n<li>les guerres civiles qui deviennent r\u00e9gionales comme au Pakistan, dans le Sahel, dans la corne de l\u2019Afrique et dans la r\u00e9gion des Grands-Lacs africains ;<\/li>\n<li>les menaces terroristes, en ce compris les menaces nucl\u00e9aires.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Par son immensit\u00e9, par sa situation g\u00e9ographique comme carrefour des diff\u00e9rentes r\u00e9gions d\u2019Afrique subsaharienne, et en l\u2019absence de tout contr\u00f4le \u00e9tatique efficace, la RDC est \u00e0 la fois une passerelle et un sanctuaire pouvant offrir aux groupes mafieux et terroristes des facilit\u00e9s logistiques \u00e9tendues : Commerce illicite des mati\u00e8res premi\u00e8res, carrefour d\u2019int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques et \u00e9nerg\u00e9tiques des pays de tous bords Afrique-Europe-Am\u00e9rique-Asie, trafic de drogue; la traite des humains, zone potentielle de ravitaillement pour les organisations maffieuses et terroristes, espace d\u2019acheminement de combattants, de fonds et d\u2019armes vers diff\u00e9rents th\u00e9\u00e2tres de conflits, etc. \u00a0Le constat qui s\u2019est d\u00e9gag\u00e9 c\u2019est que la RDC reste encore le foyer de nombreux conflits qui fragilisent s\u00e9rieusement la r\u00e9gion d\u2019Afrique Centrale et dont les cons\u00e9quences pourraient engendrer l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 sur le plan international.<\/p>\n<p>Un \u00e9tat des lieux sociopolitique qui rend possible l\u2019extension des connexions d\u2019Al-Qaeda (Al-Shabaab), du Hezbollah libano-iranien et qui pr\u00e9senterait le danger de voir la RDC se transformer rapidement en sanctuaire d\u2019approvisionnement r\u00eav\u00e9 des groupes terroristes. D\u2019autant plus que la RDC est actuellement marqu\u00e9e par un cocktail de facteurs qui alimentent une conflictualit\u00e9 \u00ab\u00a0\u00e0 fleur de peau\u00a0\u00bb:<\/p>\n<ul>\n<li>La fragilit\u00e9 du syst\u00e8me politique et d\u00e9mocratique accentu\u00e9e par des \u00e9lections pr\u00e9sidentielle et l\u00e9gislatives rat\u00e9es de 2011;<\/li>\n<li>la faiblesse et\/ou effondrement des institutions \u00e9tatiques (Arm\u00e9e, Justice, Police, administration publique;<\/li>\n<li>la pauvret\u00e9 accrue et end\u00e9mique, criminalit\u00e9 transfrontali\u00e8re par l\u2019inflation des groupes arm\u00e9s \u00e9conomiques\u00a0; convoitises des ressources naturelles par les pays voisins de la sous-r\u00e9gion et par certaines puissances \u00e9mergentes, mouvements rebelles ou autres mouvements terroristes\u2026<\/li>\n<li>l\u2019instrumentalisation des diff\u00e9rends ethniques et fonciers qui engendrent les conflits arm\u00e9s \u00e0 l\u2019Est de la RDC ; mauvaise r\u00e9partition des richesses malgr\u00e9 les performances de la croissance \u00e9conomique, disparit\u00e9s sociales : sources d\u2019antagonismes et tensions ethniques, lutte pour le contr\u00f4le des ressources naturelles et \u00e9nerg\u00e9tiques, ainsi que la criminalisation des circuits \u00e9conomiques et financiers coupl\u00e9e de la paup\u00e9risation accrue des populations.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Bref, la RDC, appara\u00eet aujourd\u2019hui comme le berceau de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 et risque de devenir l\u2019\u00eelot de beaucoup de fl\u00e9aux du monde et le terreau de beaucoup de probl\u00e8mes. En d\u2019autres termes, le monde entier cherche \u00e0 acc\u00e9der aux richesses et ressources naturelles congolaises, cela ne semble pas \u00e9tonnant que les pays \u00e9mergents comme la Chine et des mouvements tels qu\u2019Al-Qaeda ou Hezbollah trouvent \u00e9galement en RDC, un terreau fertile pouvant leur servir d\u2019un fond de commerce rentable, car exploitable \u00e0 moindre co\u00fbt du fait :<\/p>\n<ul>\n<li>de l\u2019acc\u00e8s facile \u00e0 ses ressources naturelles facilement exploitables ;<\/li>\n<li>des nouveaux gisements de p\u00e9trole d\u00e9couverts au nord-est, dans une zone comprise entre la RDC, l\u2019Ouganda et le Soudan ;<\/li>\n<li>de la porosit\u00e9 de ses fronti\u00e8res ; \u00a0notamment dans sa partie nord orientale o\u00f9 ces derniers temps l\u2019on signale une certaine alliance entre la r\u00e9bellion ougandaise ADF\/Nalu et les miliciens islamiques de Al Sabaab. Ce qui conforte notre crainte avanc\u00e9e il y a deux ans.<\/li>\n<li>de la d\u00e9ficience de l\u2019Etat (et surtout de l\u2019autorit\u00e9 de l\u2019Etat) en tant que principal acteur r\u00e9gulateur de l\u2019ordre social, politique, \u00e9conomique et s\u00e9curitaire.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>2. La RD Congo, zone g\u00e9ostrat\u00e9gique n\u00e9vralgique mais chaotique<\/strong><\/p>\n<p>La RDC est une \u00ab zone n\u00e9vralgique \u00bb qui se trouve au centre des enjeux g\u00e9ostrat\u00e9giques et g\u00e9opolitiques consid\u00e9rables, gr\u00e2ce \u00e0 ses innombrables ressources naturelles et \u00e9nerg\u00e9tiques susceptibles de soutenir \u00e0 la fois les \u00e9conomies des \u00ab Grandes puissances et des puissances \u00e9mergentes\u00bb et celles du \u00ab terrorisme international \u00bb. En effet, la RDC est un pays de la taille de l\u2019ensemble des pays de l\u2019Europe occidentale r\u00e9unis et a une population estim\u00e9e \u00e0 65 millions d\u2019habitants. C\u2019est un pays qui est scandaleusement riche en mati\u00e8res premi\u00e8res essentielles pour la production mondiale d\u2019une tr\u00e8s large gamme de produits. Son sous-sol, ses ressources, sont depuis plus de trois si\u00e8cles envi\u00e9s, convoit\u00e9s, spoli\u00e9s et r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s. Le pays poss\u00e8de environ 33% des gisements mondiaux de cobalt, 10% de cuivre, le tiers de la r\u00e9serve mondiale du diamant, de grands gisements d\u2019uranium, \u00e9tain, zinc, mangan\u00e8se, or ainsi que d\u2019autres mati\u00e8res premi\u00e8res dont au moins trois quarts des ressources mondiales de coltan (colombo-tantalite), une composante primaire essentielle \u00e0 la fabrication des t\u00e9l\u00e9phones mobiles, laptops et autres \u00e9quipements \u00e9lectroniques. La RDC participe comme le Br\u00e9sil \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre \u00e9cosyst\u00e9mique du monde. On y trouve \u00e9galement des nouveaux gisements de p\u00e9trole d\u00e9couverts au Nord-Est, dans une zone (Le Graben Albertine situ\u00e9 dans la cha\u00eene des volcans du Parc national de Virunga) comprise entre la RDC, l\u2019Ouganda et le Sud-Soudan. En effet, les provinces des Kasai, des Kivu, Orientale et du Katanga sont les r\u00e9servoirs de stockage g\u00e9ologique de certains les min\u00e9raux strat\u00e9giques, d\u2019importance mondiale. La fronti\u00e8re orientale situ\u00e9e \u00e0 cheval sur le Rwanda et l\u2019Ouganda, dans une zone qui s\u2019\u00e9tend des plateaux des Grands-Lacs \u00e0 la vall\u00e9e du Rift, est estim\u00e9e par les g\u00e9ologues comme l\u2019un des plus riches d\u00e9p\u00f4ts de min\u00e9raux sur la surface de la terre.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 toute cette richesse, le PIB par habitant est aujourd\u2019hui de 136 $ soit environ 1\/25 de ce qu\u2019elle \u00e9tait au moment de l\u2019ind\u00e9pendance en 1960. Non seulement ces ressources n\u2019ont \u00e0 ce jour b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 au peuple congolais ; mais aussi, c\u2019est la pr\u00e9sence de ces ressources tr\u00e8s convoit\u00e9es qui ont transform\u00e9 le pays en un champ de batailles depuis son ind\u00e9pendance en 1960 \u00e0 nos jours.<\/p>\n<p><i>\u00ab Chaque jour, dans l\u2019est du Congo, sept \u00e0 dix avions, charg\u00e9s chacun de deux tonnes de cassit\u00e9rite, vont de Mubi a Goma, d\u2019o\u00f9 le minerai est pass\u00e9 ill\u00e9galement par-del\u00e0 la fronti\u00e8re rwandaise. Le trafic d\u2019or, de diamant, de cuivre et de cobalt ne connait pas non plus de ralentissement. \u00bb <\/i>Telles sont les conclusions rapport du groupe d\u2019experts des Nations-Unies publi\u00e9 en automne 2010. \u00ab <i>L\u2019\u00e9tat congolais ne touche presque rien des profits g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par cette contrebande. Mais il semble que tr\u00e8s peu de choses aient \u00e9t\u00e9 entreprises pour combattre le pillage prolong\u00e9 des ressources mini\u00e8res congolaises. Les mineurs \u2013 il y en a plusieurs dizaines de milliers \u2013 en restent les principales victimes. \u00bb <\/i><\/p>\n<p><strong>3. Analyse factuelle et conjonturelle des menaces terroristes au d\u00e9part de la RDC<\/strong><\/p>\n<p>Il m\u2019 paru une fois de plus important de rappeler la th\u00e9orie de Buzan, politologue et pol\u00e9mologue britannique, qui dans un ouvrage intitul\u00e9 : \u00ab <i>People, State and Fear : An agenda for international security studies in de Post-Cold War Era \u00bb, <\/i>\u00e9voquera la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019appliquer le concept de s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 d\u2019autres domaines tels que le politique, l\u2019\u00e9conomique, le soci\u00e9tal et l\u2019environnement<i>. <\/i>En effet, selon Buzan, on ne peut parler de la s\u00e9curit\u00e9 sans lui associer trois r\u00e9alit\u00e9s que sont : l\u2019Etat, l\u2019individu et le syst\u00e8me international. Le lien entre les trois, selon lui, est que la s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019individu et du syst\u00e8me international d\u00e9pend de celle des Etats. De m\u00eame, la s\u00e9curit\u00e9 des Etats et celle du syst\u00e8me international d\u00e9pendent aussi des individus (dont les autorit\u00e9s politiques), puisque ce sont eux, qui peuvent le d\u00e9stabiliser \u00e0 travers l\u2019organisation des mouvements de contestations, des r\u00e9bellions et autres actes subversifs ou terroristes. De l\u2019analyse de cette th\u00e9orie ressort l\u2019id\u00e9e de l\u2019existence des liens d\u2019interd\u00e9pendance entre l\u2019individu (responsable politique ou citoyen), l\u2019<i>Etat <\/i>et le syst\u00e8me international. D\u2019o\u00f9 sa th\u00e8se : \u00ab la cr\u00e9ation d\u2019Etats plus <i>forts (stables) est une <\/i>condition n\u00e9cessaire<i>, \u00e0 la fois pour la <\/i>s\u00e9curit\u00e9 nationale, <i>pour la <\/i>s\u00e9curit\u00e9 individuelle <i>et pour la <\/i>s\u00e9curit\u00e9 internationale <i>\u00bb. <\/i><\/p>\n<p><em>La faillite des institutions publiques, les conflits arm\u00e9s, la mal gouvernance comme facteurs de la mont\u00e9e de l\u2019int\u00e9grisme islamique et de l\u2019implantation du terrorisme<\/em><\/p>\n<p>La conjugaison des \u00e9l\u00e9ments susmentionn\u00e9s rendent difficiles la surveillance et la s\u00e9curisation des fronti\u00e8res nationales congolaises. Ces manquements les rendent particuli\u00e8rement perm\u00e9ables, et de ce fait, vuln\u00e9rables. C\u2019est ainsi que sont facilit\u00e9es toutes formes de trafics et d\u2019activit\u00e9s illicites ouvrant la porte aux d\u00e9veloppements des activit\u00e9s criminelles aux fronti\u00e8res et \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la RDC.<\/p>\n<p>Dans une \u00e9tude originale sur la \u00ab criminalisation de l\u2019Etat en Afrique \u00bb, Jean-Fran\u00e7ois Bayart, Stephen Ellis et B\u00e9atrice Hibou soutiennent que les autorit\u00e9s politiques africaines sont de plus en plus interconnect\u00e9es avec les milieux de la criminalit\u00e9 sur le continent africain, de blanchiment des capitaux sales. Ce qui pr\u00e9dit un avenir sombre pour l\u2019Afrique du fait du terrorisme international latent. (G\u00e9rard Prunier, Une poudri\u00e8re au c\u0153ur du Congo-Kinshasa \u2013 <i>Le Monde Diplomatique<\/i>, juillet 1998, Page 14). Selon ces auteurs, l\u2019Afrique, singuli\u00e8rement, la RDC pourrait \u00e9ventuellement avoir un r\u00f4le central dans le d\u00e9veloppement du terrorisme international. Le pays pr\u00e9sente \u00e0 la fois un environnement favorable et un vaste champ d\u2019action pour tous ceux qui voudraient s\u2019attaquer \u00e0 l\u2019ordre h\u00e9g\u00e9monique occidental du syst\u00e8me mondial.<\/p>\n<p>Les craintes de cette menace se situent \u00e9galement au niveau du ralliement par les \u00ab Mollahs \u00bb des populations vuln\u00e9rables, \u00e0 la doctrine chiite. Certes la RDC est en majorit\u00e9 constitu\u00e9e des populations chr\u00e9tiennes, mais la pauvret\u00e9 grandissante, la crise \u00e9conomique, le ch\u00f4mage qui touche pr\u00e8s de 80% des jeunes, sont des facteurs \u00e0 faciliter l\u2019endoctrinement. En effet, depuis quelques ann\u00e9es, les Mollahs iraniens et les sympathisants du Hezbollah libanais \u00e9cument les quartiers pauvres des villes africaines afin de recruter des \u00ab futurs kamikazes \u00bb. Et la faillite de l\u2019autorit\u00e9 de l\u2019Etat, incapable de contr\u00f4ler les 9.000 km de fronti\u00e8res avec les pays voisins, laisse dubitatif et ne rassure surtout pas quant \u00e0 la capacit\u00e9 de ce pays de contrer cette menace qui se fait de plus en plus pressante. (Martin Lutter MBitta, Radio Kan-Kan.com Guin\u00e9e, 25\/02\/2010).<\/p>\n<p>A titre d\u2019illustration, d\u2019o\u00f9 cette mise \u00e0 jour de la pr\u00e9sente analyse qui nous donne raison, aujourd\u2019hui dans la partie septentrionale de la RDC, \u00e0 la fronti\u00e8re avec le Soudan et le long de la fronti\u00e8re ougandaise, des maquis originaires de ces pays se sont implant\u00e9s, profitant de l\u2019absence presque totale de contr\u00f4le du r\u00e9gime de Kinshasa sur la r\u00e9gion pour op\u00e9rer en toute impunit\u00e9 contre le pouvoir ougandais. C\u2019est le cas de l\u2019Alliance des forces d\u00e9mocratiques (Alliance of Democratic Forces, ADF), une gu\u00e9rilla multiethnique \u00e0 dominante fondamentaliste musulmane, mal enracin\u00e9e dans la r\u00e9gion frontali\u00e8re o\u00f9 elle op\u00e8re, qui pr\u00e9f\u00e8re donc s\u2019appuyer sur ses bases arri\u00e8re au Congo en formant (ADF\/Nalu). Elle y survit en bonne partie gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019appui du r\u00e9gime islamiste soudanais d\u2019Omar Al-Bashir accus\u00e9 le pr\u00e9sident ougandais, Yoweri Museveni, de soutenir les mouvements de gu\u00e9rilla ougandais \u00e9cumant au Nord-Est du \u00a0Congo.<\/p>\n<p>C\u2019est ainsi, \u00e0 titre pr\u00e9ventif et afin de prendre le taureau par les cornes en vue de renforcer les capacit\u00e9s de d\u00e9fense et la s\u00e9curit\u00e9 dans la partie nord-est de la RDC, les Etats-Unis ont d\u00e9cid\u00e9 de d\u00e9ployer leurs soldats dans cette zone. Le pr\u00e9sident Barack Obama y a exp\u00e9di\u00e9 une centaine des soldats tr\u00e8s bien \u00e9quip\u00e9s pour \u00eatre d\u00e9ploy\u00e9s en RCA, en RDC, en Ouganda et au Sud-Soudan. Officiellement pour appuyer ces pays \u00e0 mieux combattre la LRA et de traquer son chef Joseph Kony. Ce groupe arm\u00e9 ougandais qui s\u00e8me l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 dans ces pays. Ces militaires, selon la lettre du pr\u00e9sident am\u00e9ricain au Congr\u00e8s serviront de conseillers pr\u00e8s les Etats susmentionn\u00e9s afin de fournir des informations de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9 en vue de neutraliser les \u00e9l\u00e9ments de la LRA, et n\u2019interviendront qu\u2019en cas de l\u00e9gitime d\u00e9fense. Pour une mission similaire, des forces sp\u00e9ciales guat\u00e9malt\u00e8ques avaient essuy\u00e9 un revers. Officiellement, cette prise de position am\u00e9ricaine serait une r\u00e9ponse \u00e0 une recommandation du sommet de Libreville d\u2019octobre 2011 sur la paix et la s\u00e9curit\u00e9 en Afrique centrale, visant \u00e0 renforcer par un appui militaire la MONUSCO en vue d\u2019en finir avec la LRA. En r\u00e9alit\u00e9, les observateurs avis\u00e9s estiment que cette implication am\u00e9ricaine n\u2019est pas \u00e9trang\u00e8re \u00e0 la volont\u00e9 affich\u00e9e de ce pays d\u2019intensifier la lutte contre le terrorisme international dont l\u2019Afrique des Grands-Lacs, singuli\u00e8rement la RDC, constitue le talon d\u2019Achille, suite \u00e0 la porosit\u00e9 de ses fronti\u00e8res et la mobilit\u00e9 dense des mati\u00e8res premi\u00e8res ill\u00e9galement exploit\u00e9es, des armes et de la drogue. Cette pr\u00e9sence militaire est entre autre cons\u00e9cutive aux menaces islamiques qui p\u00e8sent sur le Sud-Soudan, \u00e0 majorit\u00e9 chr\u00e9tienne et animiste, dernier Etat d\u2019acc\u00e9der \u00e0 son ind\u00e9pendance et admis \u00e0 l\u2019ONU.<\/p>\n<p><i>\u00a0<\/i><em>L\u2019inqui\u00e9tant rapprochement entre la RDC et la R\u00e9publique Islamique d\u2019Iran <\/em><\/p>\n<p>T\u00e9h\u00e9ran a toujours maintenu secr\u00e8tement des relations avec les mouvements terroristes \u00e9trangers de mani\u00e8re \u00e0 pouvoir les utiliser \u00e0 son profit. Cependant, les preuves formelles restent rares. En 1995, une conf\u00e9rence secr\u00e8te aurait eu lieu en Iran sous l\u2019\u00e9gide des Gardiens de la R\u00e9volution (Pasdaran). Elle a rassembl\u00e9 des repr\u00e9sentants des mouvements terroristes suivants : l\u2019Arm\u00e9e rouge japonaise, l\u2019Arm\u00e9e secr\u00e8te arm\u00e9nienne, le PKK, le parti irakien Dawah, le Font islamique de lib\u00e9ration du Bahrain et le Hezbollah libanais. Le but poursuivi \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u00e9tait la d\u00e9stabilisation des Etats du Golfe persique. T\u00e9h\u00e9ran aurait alors propos\u00e9 son aide \u00e0 ces diff\u00e9rents mouvements, notamment en mati\u00e8re d\u2019entra\u00eenement. Aujourd\u2019hui, T\u00e9h\u00e9ran utilise surtout le Hezbollah libanais, mais aurait \u00e9galement des contacts avec des nouveaux groupes islamiques qui pullulent en Afrique de l\u2019Ouest.<\/p>\n<p>Bien qu\u2019il s\u2019en d\u00e9fende, l\u2019Iran peut \u00e9galement fournir un appui logistique \u00e0 des activistes \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, gr\u00e2ce \u00e0 ses nombreuses repr\u00e9sentations diplomatiques, culturelles ou m\u00eame des ONG. On constate avec curiosit\u00e9 que partout o\u00f9 des changements politiques ont amen\u00e9 au pouvoir des responsables hostiles aux Etats-Unis \u2013 tout particuli\u00e8rement en Am\u00e9rique latine \u2013 les repr\u00e9sentations diplomatiques iraniennes ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rablement renforc\u00e9es sans que les \u00e9changes politiques, \u00e9conomiques ou culturels avec ces Etats ne le justifie. Washington soup\u00e7onne T\u00e9h\u00e9ran de mettre en fait en place un r\u00e9seau logistique destin\u00e9 \u00e0 nuire aux Etats-Unis, peut-\u00eatre en utilisant l\u2019arme du terrorisme.<\/p>\n<p>Le terrorisme est un moyen de combat au m\u00eame titre que la gu\u00e9rilla. T\u00e9h\u00e9ran a montr\u00e9 dans le pass\u00e9 qu\u2019\u00e0 d\u00e9faut d\u2019armes de destruction massive, il ne r\u00e9pugnait pas \u00e0 recourir au terrorisme d\u2019Etat car c\u2019est en quelque sorte \u00ab <em>l\u2019arme du faible contre le fort<\/em> \u00bb dans la guerre dite asym\u00e9trique. L\u2019Iran en a les moyens humains, techniques et pratiques gr\u00e2ce \u00e0 ses r\u00e9seaux qui couvrent une grande partie de la plan\u00e8te. Si un bras de fer s\u00e9v\u00e8re s\u2019engage vraiment entre les Occidentaux et la r\u00e9publique th\u00e9ocratique, il est tr\u00e8s probable que des op\u00e9rations terroristes seront d\u00e9clench\u00e9es comme moyen de r\u00e9torsion. L\u2019identification formelle du commanditaire sera difficile \u00e0 faire car les services iraniens sont pass\u00e9s ma\u00eetres dans le domaine du brouillage de pistes en utilisant des mouvements qui servent d\u2019\u00e9crans de dissimulation. La derni\u00e8re affaire de tentative d\u2019assassinat d\u2019ambassadeur saoudien aux Etats-Unis en 2012 en est une illustration.<\/p>\n<p>Pour ce qui est des rapports diplomatiques de l\u2019Iran avec la RDC, les analystes sont impressionn\u00e9s par le nombre des ballets diplomatiques d\u00e9ploy\u00e9s ces derniers temps entre la RDC et la R\u00e9publique islamique d\u2019Iran. D\u00e9j\u00e0 en d\u00e9but 2010, une importante d\u00e9l\u00e9gation de parlementaires iraniens a s\u00e9journ\u00e9 en RDC. Conduits alors par le d\u00e9put\u00e9 Hamid Reza Haji Babaei, les membres de la d\u00e9l\u00e9gation, ont \u00e9t\u00e9 chaleureusement accueillis par les autorit\u00e9s congolaises. Officiellement il s\u2019agissait d\u2019une visite amicale sur invitation des d\u00e9put\u00e9s de la RDC. Mais selon certaines indiscr\u00e9tions, au-del\u00e0 du caract\u00e8re amical mentionn\u00e9 par les autorit\u00e9s locales, cette visite serait une mission de reconnaissance, d\u2019autant plus que le pays des Ayatollahs s\u2019ent\u00eate \u00e0 s\u2019enrichir de l\u2019uranium dont le Congo dispose \u00e0 profusion, \u00e0 m\u00eame le sol.<\/p>\n<p>Les dessous de la visite : L\u2019ambassadeur pl\u00e9nipotentiaire d\u2019Iran, Hamib Reza Ghomi qui accompagnait la d\u00e9l\u00e9gation des parlementaires iraniens rencontrer les membres du gouvernement congolais a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 cette occasion que T\u00e9h\u00e9ran \u00e9tait dispos\u00e9 \u00e0 \u00ab<i>accompagner la RDC dans sa phase de redressement \u00bb. <\/i>L\u2019Iran utiliserait le canal de la coop\u00e9ration pour assurer son entr\u00e9e dans le pays et profiter de cette importante richesse mini\u00e8re. En effet le <i>\u00ab r\u00e9chauffement des relations <\/i>\u00bb entre les deux pays intervient au moment o\u00f9 T\u00e9h\u00e9ran malgr\u00e9 les menaces de sanctions de l\u2019Onu multiplie des recherches de partenariats pour l\u2019enrichissement de l\u2019uranium afin de se doter du nucl\u00e9aire. Il faut relever que le programme nucl\u00e9aire iranien, dont des installations clandestines avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvertes en 2002, est soup\u00e7onn\u00e9 par la communaut\u00e9 internationale de comporter un volet militaire visant \u00e0 doter la R\u00e9publique islamique d\u2019une bombe atomique. Arguments dont ne cessent de r\u00e9futer les autorit\u00e9s iraniennes qui assurent que ce programme d\u2019enrichissement est exclusivement r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 l\u2019usage civil. T\u00e9h\u00e9ran pr\u00e9cise que son objectif est de d\u00e9velopper la capacit\u00e9 de production de l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire de 6.000 MW d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 dans le pays.<\/p>\n<p>De plus, cette pr\u00e9sence des parlementaires iraniens en RDC qui dispose d\u2019uranium naturellement enrichi, \u00e9tait loin de rassurer la communaut\u00e9 internationale. Une visite qui pour certains analystes permettait de \u00ab baliser le chemin \u00bb au pouvoir de T\u00e9h\u00e9ran qui par le biais de la coop\u00e9ration pourrait profiter des faiblesses structurelles du pays pour se doter de cet uranium. L\u2019inqui\u00e9tude est grandissante dans la mesure o\u00f9 la seule mine d\u2019uranium de la RDC, situ\u00e9e \u00e0 Shinkolobwe dans la province du Katanga et officiellement ferm\u00e9e depuis 1960, est r\u00e9guli\u00e8rement investie par des groupes mafieux. Et l\u2019Iran ne serait pas \u00e0 sa premi\u00e8re tentative d\u2019extorsion de l\u2019uranium congolais. En ao\u00fbt 2006, le c\u00e9l\u00e8bre journal britannique le Sunday Times avait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu\u2019une importante cargaison d\u2019uranium 238 en provenance de la RDC \u00e0 destination de l\u2019Iran avait \u00e9t\u00e9 saisie en Tanzanie. L\u2019information avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9mentie par les autorit\u00e9s iraniennes et congolaises. L\u2019Agence Internationale de l\u2019Energie Atomique (AIEA) a ouvert une enqu\u00eate \u00e0 ce sujet. Selon certains experts, l\u2019uranium 238 sorti en contrebande \u00e0 destination de l\u2019Iran aurait b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de l\u2019implication de l\u2019Iran, de la Cor\u00e9e du nord dans le secteur de l\u2019uranium du Congo et des cellules terroristes et dormantes iraniennes au Congo.<\/p>\n<p>En retour de l\u2019ascenseur, l\u2019ancien pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e Nationale congolaise sous la l\u00e9gislature \u00e9coul\u00e9e, Evariste Boshab, s\u2019est rendu \u00e0 son tour en visite officielle en Iran le 22 f\u00e9vrier 2010. Une visite qui selon les analystes sp\u00e9cialis\u00e9s, dont le quotidien congolais proche du pouvoir, mettent en rapport avec la vente d\u2019uranium dont est accus\u00e9e la RDC. (L\u2019Avenir Quotidien 20\/04\/2010). <i>Le dialogue entre pays, <\/i>a fait savoir Evariste Boshab <i>est plus important que tout dans la vie des nations<\/i>. Le quotidien iranien, Tehra Times, rapportait les d\u00e9clarations suivantes du pr\u00e9sident iranien Mahmoud Ahmadinejad : \u00ab l\u2019Iran et la RDC devraient conjuguer leurs efforts \u00e0 contrer les puissances h\u00e9g\u00e9moniques \u00e0 imposer leur volont\u00e9 aux nations. <i>(\u2026) L\u2019Iran et le Congo ont le potentiel de devenir des pays avanc\u00e9s et pays puissants dans le monde (\u2026) Les puissances occidentales fournissent de grands efforts pour emp\u00eacher l\u2019avancement des pays ind\u00e9pendants et recourent aux pressions politiques et \u00e9conomiques pour atteindre leur but(\u2026) Le d\u00e9veloppement de la coop\u00e9ration entre les pays \u2018ind\u00e9pendants\u2019 est la seule fa\u00e7on de contrer les efforts des puissances dominantes et les pays devraient se pr\u00e9parer pour leur d\u00e9veloppement et ind\u00e9pendance int\u00e9grale \u00bb. <\/i>Boshab a quant \u00e0 lui d\u00e9clar\u00e9 que \u00ab la RDC est int\u00e9ress\u00e9 par le renforcement des relations avec l\u2019Iran. <i>Les deux pays entretiennent des relations historiques et l\u2019Iran a toujours manifest\u00e9 une opinion positive sur la RDC \u00bb. <\/i><\/p>\n<p>Cette audacieuse d\u00e9claration de Boshab ne constitue-t-elle pas aujourd\u2019hui, avec un peu de recul, sa \u00ab condamnation (\u00e0 mort) politique ? Lui qui, malgr\u00e9 son militantisme kabilien actuel effr\u00e9n\u00e9 et d\u00e9bordant, se voit de plus en plus mis \u00e0 l\u2019\u00e9cart de l \u2019\u00ab <i>inner circle <\/i>\u00bb, du r\u00e9gime. Un \u00e9loignement accentu\u00e9 depuis la tragique disparition, dans un myst\u00e9rieux accident d\u2019avion, de son grand protecteur, le Tout-Puissant AKM\u00a0: Augustin Katumba Mwanke . AKM qui, de son vivant, ne cachait son penchant en faveur des relations privil\u00e9gi\u00e9es avec les pays du sud (Chine, Afrique du Sud, Cor\u00e9e du Nord, Iran\u2026) au d\u00e9triment de l\u2019Occident.<\/p>\n<p>Selon le sp\u00e9cialiste des questions iraniennes, Ariel Farrar-Wellman, la RDC est un pays membre du mouvement non-align\u00e9, qui a publi\u00e9 un communiqu\u00e9 en juillet 2008, d\u00e9clarant que les Etats Non-Align\u00e9s \u00ab <i>ont salu\u00e9 la coop\u00e9ration continue et prolong\u00e9e de la R\u00e9publique islamique de l\u2019\u2019Iran \u00e0 l\u2019AIEA <\/i>\u00bb et \u00ab <i>ont r\u00e9affirm\u00e9 que les choix et les d\u00e9cisions des Etats, y compris ceux de la R\u00e9publique islamique de l\u2019Iran, dans le domaine de l\u2019 utilisation de la <\/i>technologie nucl\u00e9aire <i>\u00e0 des fins pacifiques et des politiques de cycle du combustible doivent \u00eatre respect\u00e9s. <\/i>\u00bb. Selon cet analyste, les relations bilat\u00e9rales entre la RDC et l\u2019Iran sont principalement centr\u00e9es sur le d\u00e9veloppement du commerce et d\u2019autres int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques, particuli\u00e8rement dans le domaine de l\u2019\u00e9nergie. Or l\u2019int\u00e9r\u00eat iranien pour l\u2019\u00e9nergie congolaise renvoie naturellement au nucl\u00e9aire, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019uranium.<\/p>\n<p><em>La Menace Hezbollah via les investissements libanais (banques, immobilier\u2026) en RDC<\/em><\/p>\n<p>Le Hezbollah : une \u00e9pine dans la strat\u00e9gie am\u00e9ricaine en Afrique. N\u00e9 en 1982, ce mouvement islamiste radical est consid\u00e9r\u00e9 comme un rejeton de la r\u00e9volution islamique iranienne. Ce mouvement politico-militaire pr\u00f4ne la revendication de la lutte arm\u00e9e, y compris le recours au terrorisme, et l\u2019existence de puissantes milices. Il dispose d\u2019un soutien des libanais expatri\u00e9s et des analystes pensent que ceux \u00e9tablis en Afrique subsaharienne -particuli\u00e8rement en RDC o\u00f9 ils contr\u00f4lent des secteurs entiers de commerce, des mines et de l\u2019immobilier- apportent une contribution financi\u00e8re consid\u00e9rable pour soutenir les actions des milices islamiques et autres terroristes. En effet, Le Hezbollah profite de l\u2019importante communaut\u00e9 libanaise expatri\u00e9e pour tisser ses r\u00e9seaux \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Tr\u00e8s pr\u00e9sent sur le continent africain, sud-am\u00e9ricain, ce mouvement est capable d\u2019apporter une aide logistique, financi\u00e8re via des r\u00e9seaux bancaires voire op\u00e9rationnelle, \u00e0 des actions terroristes qui pourraient viser les int\u00e9r\u00eats occidentaux sur ces continents ou au d\u00e9part des Etats faibles comme la RDC.<\/p>\n<p>Il semble que les Libanais ont cr\u00e9\u00e9 la Solidaire Banque qui engrange toutes les op\u00e9rations financi\u00e8res portant sur les mati\u00e8res pr\u00e9cieuses \u2013 cette banque ayant \u00e9t\u00e9 notamment cr\u00e9\u00e9e par le r\u00e9seau de Libanais \u0153uvrant dans le commerce de diamant. Dans le giron de la communaut\u00e9 libanaise, il faut compter \u00e9galement avec le groupe <strong>Soficom.<\/strong> S\u2019\u00e9tant au d\u00e9part sp\u00e9cialis\u00e9 dans les op\u00e9rations de transfert des fonds, le groupe <strong>Soficom<\/strong> s\u2019est diversifi\u00e9 par la cr\u00e9ation notamment de sa branche bancaire, <strong>Sofibanque<\/strong>. Le foisonnement des banques constat\u00e9 ces derniers temps en RDC cache bien quelque chose. D\u2019autant que la plupart de ces banques sont plut\u00f4t des banques de transactions que des banques d\u2019investissement. D\u00e8s lors, la prudence dans la prolif\u00e9ration de ces banques doit rester de mise afin de d\u00e9courager toute forme d\u2019imposture dans le secteur bancaire congolais \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019il y a bien des zones d\u2019ombre dans la forte expansion de l\u2019activit\u00e9 bancaire en RDC dans la mesure o\u00f9 la prolif\u00e9ration de ces banques pourrait dissimuler la pr\u00e9sence des Hezbollah en RDC d\u00e9guis\u00e9s en hommes d\u2019affaires.<\/p>\n<p>Certains op\u00e9rateurs \u00e9conomiques douteux, proches des milices terroristes, qui travaillent en \u00e9troite connexion avec les autorit\u00e9s congolaises. Mais pour des raisons de notre s\u00e9curit\u00e9, nous ne pourrions fournir ici leurs noms. Certains d\u2019entre eux sont r\u00e9put\u00e9s tr\u00e8s dangereux et se trouvent dans l\u2019\u0153il du cyclone occidental. D\u2019autres sont en train d\u2019investir, et d\u2019\u00e9tendre leurs tentacules dans les pays comme : Congo Brazzaville, Ouganda, Rwanda et Tanzanie. Ils diversifient \u00e9galement leurs investissements notamment dans les stations services de carburant (pr\u00e8s de 200 stations services \u00e0 travers le pays), dans le secteur h\u00f4telier ou encore dans l\u2019exploitation des hydrocarbures. Il y en a un particuli\u00e8rement qui est r\u00e9put\u00e9 tr\u00e8s puissant, proche de la RAW BANK et capable d\u2019allumer le feu \u00e0 la moindre menace car disposant d\u2019une puissance financi\u00e8re colossale nous affirmait un contact congolais. Il semble que l\u2019int\u00e9ress\u00e9 est r\u00e9put\u00e9 tr\u00e8s dangereux et ferait l\u2019objet d\u2019une surveillance par certains \u00e9l\u00e9ments de la CIA.<\/p>\n<p>Dans une d\u00e9claration, le s\u00e9nateur Florentin Mokonda Bonza n\u2019a pas h\u00e9sit\u00e9 de fustiger des \u00ab\u00a0r\u00e9seaux mafieux\u00a0\u00bb qui disposeraient d\u2019une masse d\u2019argent liquide qui leur permet de construire des immeubles \u00e0 plusieurs \u00e9tages. Pour lui, cette masse d\u2019argent proviendraient des op\u00e9rations illicites dont le trafic de drogue. La RD Congo en g\u00e9n\u00e9ral et les villes de Kinshasa et de Lubumbashi en particulier sont envahies par des \u00ab\u00a0hommes d\u2019affaires\u00a0\u00bb indo-pakistanais et libanais op\u00e9rant dans les secteurs de l\u2019alimentation, le \u00ab\u00a0commerce g\u00e9n\u00e9ral\u00a0\u00bb et la banque. C\u2019est le cas notamment du staff dirigeant de la toute-puissante soci\u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0Congo-Futur\u00a0\u00bb install\u00e9 dans la tour TOUR POWER, propri\u00e9t\u00e9 d\u2019un sujet libanais dont l\u2019oncle serait d\u00e9c\u00e9d\u00e9 dans un crash d\u2019avion d\u2019Ethiopian Airlines au large de Beyrouth le 25 janvier 2011. Une soci\u00e9t\u00e9 dont on dit que la famille Kabila y disposerait des parts importantes.<\/p>\n<p>Un communiqu\u00e9, rendu public le 9 d\u00e9cembre 2010 depuis Washington D.C. (Etats-Unis) et portant le sceau officiel de \u2018US Department of Treasury\u2019 (Tr\u00e9sor am\u00e9ricain) sous le titre : \u00ab<em>Treasury targets Hizballah financial network\u00bb<\/em> (Le Tr\u00e9sor cible le r\u00e9seau financier du Hezbollah), indexe la RDC comme l\u2019une des plates-formes de financement des groupes terroristes comme le Hezbollah libanais. Le document accuse nomm\u00e9ment les propri\u00e9taires du g\u00e9ant congolais de commerce g\u00e9n\u00e9ral \u00ab Congo Futur \u00bb d\u2019implication av\u00e9r\u00e9e dans le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Pour le Tr\u00e9sor am\u00e9ricain, la RDC serait devenue une plaque tournante du blanchiment des capitaux en vue de financement de certains groupes terroristes, notamment ceux index\u00e9s comme tels par le d\u00e9partement d\u2019Etat am\u00e9ricain. Et ce, en d\u00e9pit des efforts internes entrepris, notamment sous la houlette de la Banque centrale du Congo pour mettre fin \u00e0 ces deux fl\u00e9aux. La Cellule des renseignements financiers (Cenaref), une structure r\u00e9pressive qui a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e pour cette fin, sombre encore dans l\u2019immobilisme, alors que pour le Tr\u00e9sor am\u00e9ricain, la RDC serait devenue un d\u00e9potoir des capitaux sales. Dans les milieux des affaires de la RDC, tout comme dans diff\u00e9rents cercles politiques, le sujet \u00e9tait sur toutes les l\u00e8vres. (Lire aussi Le Potentiel \u2013 17-12-2010<\/p>\n<p><em>Blanchiment des capitaux et financement du terrorisme. -Congo Futur dans le collimateur des Etats-Unis <\/em><\/p>\n<p>Dans un article sign\u00e9 Baudouin Amba Wetshi du quotidien en ligne Congoindependant.com, le journaliste se pose la question si \u00ab l\u2019homme d\u2019affaire Kashim, dont on pense faire partie des victimes du crash du vol 409 d\u2019Ethiopian Airlines du 25 janvier \u00e0 Beyrouth et qui serait pr\u00e9sent\u00e9, \u00e0 tort ou \u00e0 raison, comme \u00e9tant le patron de la soci\u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0Congo Futur\u00a0\u00bb aurait-il \u00e9t\u00e9 un des financiers du Hezbollah? Et que ses avoirs, au niveau international, avaient \u00e9t\u00e9 gel\u00e9s. \u00bb La C.I.A le tenait \u00e0 l\u2019oeil. D\u2019aucuns vont plus loin en imputant, \u00e0 tort ou \u00e0 raison, au Mossad isra\u00e9lien la destruction en vol de l\u2019avion \u00e9thiopien. D\u2019autant que deux semaines apr\u00e8s le crash du Boeing 737-800 d\u2019Ethiopian Airlines, les dirigeants de cette compagnie a\u00e9rienne \u2013 une des meilleures du continent -, ont fait savoir qu\u2019ils n\u2019excluaient \u00abaucune piste, y compris celle du sabotage, jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019on connaisse les r\u00e9sultats de l\u2019enqu\u00eate\u00bb. Les responsables de cette entreprise balaient par ailleurs d\u2019un revers de la main les all\u00e9gations selon lesquelles l\u2019accident aurait \u00e9t\u00e9 provoqu\u00e9 par une \u00aberreur de pilotage\u00bb. Cette annonce tranche avec la d\u00e9claration \u2013 pr\u00e9cipit\u00e9e ? \u2013 faite par le pr\u00e9sident libanais quelques heures apr\u00e8s la catastrophe \u00e9cartant l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un acte terroriste. Cinquante-quatre Libanais \u00e9tablis au Congo-Kinshasa se trouvaient \u00e0 bord de cet avion dont un certain Kashim qui serait un des principaux actionnaires voire le \u00ab\u00a0v\u00e9ritable patron\u00a0\u00bb du Groupe \u00ab<strong>Congo-Futur<\/strong>\u00bb. Sp\u00e9culation, intox ou v\u00e9rit\u00e9 ? Cette d\u00e9signation vise \u00e9galement deux de hauts financiers du Hezbollah en Afrique : Les fr\u00e8res Ali et Hussein Tajideen qui g\u00e9n\u00e8rent des millions de dollars dans le financement du r\u00e9seau multinational et r\u00e9gional africain du Hezbollah, selon le sous-secr\u00e9taire pour le terrorisme et le renseignement financier, Stuart Levey.<\/p>\n<p>Sous le titre \u00ab Treasury targets Hezbollah financial network \u00bb, le Tr\u00e9sor am\u00e9ricain d\u00e9signe les fr\u00e8res Ali et Hussein Tajideen, op\u00e9rant \u00e9galement en Gambie, au Liban, au Sierra Leone, en Angola, et aux \u00eeles Vierges britanniques ; propri\u00e9taires en RDC du groupe \u00ab <strong>Congo Futur<\/strong> \u00bb comme pions majeurs de r\u00e9seau financier du Hezbollah. Pour Washington, les deux fr\u00e8res, d\u2019origine libanaise, travailleraient dans la collecte des fonds en vue de fournir le soutien financier au Hezbollah. Tous deux, toujours selon le document du Tr\u00e9sor am\u00e9ricain, sont les fr\u00e8res et partenaires commerciaux de <strong>Kassim Tajideen<\/strong>, un important contributeur financier au Hezbollah, qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9 depuis mai 2009 par le Tr\u00e9sor comme un \u00abSpecially Designated Global Terrorist (SDGT) \u00bb en vertu de l\u2019Executive Order (EO) 13224. Dans son communiqu\u00e9, sans en d\u00e9voiler le contenu, le Tr\u00e9sor am\u00e9ricain avait annonc\u00e9 des sanctions \u00e0 l\u2019\u00e9gard des personnes et entreprises cit\u00e9es. Il a fait mention notamment de la possibilit\u00e9 de les isoler \u00e0 partir des \u00c9tats-Unis des syst\u00e8mes financiers et commerciaux internationaux. Il n\u2019est pas exclus que certains congolais fassent partie de la liste des personnes mises en quarantaine. D\u2019o\u00f9 leur rapprochement avec les pays de l\u2019Orient !<\/p>\n<p>Fin de la Premi\u00e8re Partie<\/p>\n<p><strong>4. \u00a0La Menace de la forte pr\u00e9sence des op\u00e9rateurs Indo-Pakistanais<\/strong><\/p>\n<p>Beaucoup d\u2019op\u00e9rateurs indo-pakistanais op\u00e8rent librement en RDC sous la protection des certaines autorit\u00e9s de Kinshasa. Cette libert\u00e9 d\u2019action leur laiss\u00e9e par les autorit\u00e9s congolaises, devient inqui\u00e9tante lorsque cela implique le secteur hautement strat\u00e9gique minier, notamment dans l\u2019exploitation artisanale et ill\u00e9gale dont l\u2019Uranium ; ou lorsque cela concerne le secteur bancaire : blanchiment d\u2019argent. L\u2019information reprise ci-dessous est assez \u00e9loquente sur les implications douteuses des entreprises indo-pakistanaises dans les pillages des ressources de la RDC. En effet, la Radio onusienne Okapi rapportait le 05\/05\/2010 qu\u2019une entreprise indopakistanaise, La soci\u00e9t\u00e9 mini\u00e8re de diamant du Sankuru, n\u00e9e du partenariat entre une firme indopakistanaise de droit chinois (Ndlr : quel melting-pot ?) du nom d\u2019Indo Afrique Mining et la Mini\u00e8re de Bakwanga (Miba), se serait volatilis\u00e9e avec plus d\u2019un milliard huit cent millions de Francs congolais (environ 88 millions d\u2019euros) des droits de redevances qui dataient de 2006. Ces r\u00e9v\u00e9lations faites par la Direction provinciale des recettes du Kasa\u00ef Oriental qui a accus\u00e9 la Miba d\u2019avoir encourag\u00e9 cette fraude. Le rapport des travaux de la commission de r\u00e9vision des contrats miniers indique qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une joint-venture en vue de l\u2019exploration et l\u2019exploitation des gisements diamantif\u00e8res sur la rivi\u00e8re Sankuru. Une association o\u00f9 la Miba \u00e9tait minoritaire avec 49% des parts, alors qu\u2019Indo Afrique Mining en poss\u00e8de 51%.<\/p>\n<p>La forte pr\u00e9sence des op\u00e9rateurs indo-pakistanais s\u2019accompagne en m\u00eame temps de la floraison des institutions bancaires dans un pays post-conflit caract\u00e9ris\u00e9 par une structure \u00e9conomique fragile et d\u00e9sarticul\u00e9e. Et pourtant, les banques, en tant qu\u2019op\u00e9rateurs g\u00e9n\u00e9rateurs des capitaux, constituent le moteur du d\u00e9collage \u00e9conomique et de la cr\u00e9ation d\u2019emplois via les investissements et cr\u00e9dits octroy\u00e9s. De ce fait, elles sont donc des canaux incontournables devant stimuler la croissance \u00e9conomique. Pour cela, elles doivent orienter leurs actions sur les op\u00e9rations encourageant l\u2019\u00e9pargne, le financement des entrepreneurs, des PME et des coop\u00e9ratives via des cr\u00e9dits et micro-cr\u00e9dits devant leur permettre de lancer ou d\u2019\u00e9tendre leurs activit\u00e9s en touchant une part importante de la population, cens\u00e9e constituer la classe moyenne, capable de soutenir l\u2019\u00e9conomie nationale. Seulement, dans le cas de la RDC, la prudence doit \u00eatre de mise dans la mesure o\u00f9, bon nombre de banques y install\u00e9es derni\u00e8rement se livrent tr\u00e8s peu dans les activit\u00e9s d\u2019investissements et de financements des projets \u00e0 vocation socio\u00e9conomique. Elles pr\u00e9f\u00e8rent, par contre, s\u2019orienter vers les activit\u00e9s de transactions en tant qu\u2019interm\u00e9diaires. Cela, afin d\u2019\u00e9viter le pi\u00e8ge de voir ces banques privil\u00e9gier des op\u00e9rations de nature \u00e0 fragiliser davantage ce secteur d\u00e9j\u00e0 d\u00e9faillant \u00e0 sa base. Surtout que le secteur bancaire des pays dits fragiles ou instables est un des secteurs ayant plus d\u2019interconnexions avec des circuits mafieux, notamment par la mise en place d\u2019un syst\u00e8me insidieux de blanchiment des capitaux en cr\u00e9ant des zones d\u2019ombre de sorte \u00e0 d\u00e9tourner les banques de leur mission premi\u00e8re.<\/p>\n<p>Parmi les op\u00e9rateurs et les banques islamiques actifs en RDC, on peut citer :<\/p>\n<p>La <strong>Bank of Credit and Commerce International (BCCI)<\/strong>, fond\u00e9e avec le soutien du souverain d\u2019Abou Dhabi, Cheikh Zayed, en 1972 par un financier pakistanais aussi v\u00e9reux que charismatique, Agha Hasan Abedi, s\u2019est sp\u00e9cialis\u00e9e dans l\u2019escroquerie financi\u00e8re au d\u00e9triment de ses d\u00e9posants, a aid\u00e9 des chefs d\u2019\u00c9tat \u00e0 siphonner les ressources de leur pays, a travaill\u00e9 de pair avec Saddam Hussein et Manuel Noriega et s\u2019est livr\u00e9e au trafic d\u2019influence \u00e0 Washington ou \u00e0 Londres en b\u00e9n\u00e9ficiant de la c\u00e9cit\u00e9, de la complaisance, si ce n\u2019est de la complicit\u00e9 de la R\u00e9serve f\u00e9d\u00e9rale am\u00e9ricaine, de la Banque d\u2019Angleterre, de la CIA et de la City \u00a0\u00e0 Londres.<\/p>\n<p>La <strong>Raw Bank<\/strong>, branche commerciale du groupe indien Rawji, cr\u00e9\u00e9e en 2002, active en RD Congo depuis pr\u00e8s d\u2019un si\u00e8cle et tr\u00e8s diversifi\u00e9. C\u2019est un des grands conglom\u00e9rats de l\u2019\u00e9conomie congolaise actuelle, dans lequel l\u2019on compte \u00e9galement Beltexco, Marsavco,\u2026<\/p>\n<p>La banque d\u2019affaires \u00ab <strong>Mill\u00e9nium finance corporation<\/strong> \u00bb fond\u00e9e en 2005 et a pour actionnaire de r\u00e9f\u00e9rence la \u00ab Duba\u00ef Islamic Bank-DIB \u00bb associ\u00e9e \u00e0 d\u2019autres banques du Moyen-Orient.<\/p>\n<p><strong>5. Une dangereuse mafia du trafic illicite de l\u2019Uranium au c\u0153ur du pouvoir congolais<\/strong><\/p>\n<p>A titre d\u2019illustration, nous faisons part des informations recueillies des sources dignes de foi sur les activit\u00e9s auxquelles se livrent certains membres du cercle du pouvoir. Ces sources sont parvenues \u00e0 tracer l\u2019itin\u00e9raire d\u2019un dangereux trafic de l\u2019uranium.<\/p>\n<p><strong>Patrick Bologna <\/strong>: sujet italien \u00a0mari\u00e9 \u00e0 la s\u0153ur de l\u2019\u00e9pouse de Kabila et d\u00e9put\u00e9 r\u00e9cemment valid\u00e9 aux l\u00e9gislatives de 2011 et <strong>Dany Banza<\/strong>, d\u00e9put\u00e9 provincial du Katanga seraient impliqu\u00e9s dans le trafic illicite d\u2019uranium via Kigali par Gisenyi. Ils b\u00e9n\u00e9ficieraient de l\u2019escorte du lieutenant rwando-congolais <strong>Hubert Kahozi<\/strong>, travaillant \u00e9galement sous couvert des services de renseignement rwando-congolais. Il semble que lors des travers\u00e9es Goma-Gisenyi, Hubert Kahozi troquerait son uniforme FARDC pour celui de RDF (Rwanda Defence Forces). Il semble que Bologna, Banza (Tous deux membres d\u2019un parti nouveau alimentaire d\u00e9nomm\u00e9 ACO : Avenir du Congo) et <strong>Zo\u00e9 Kabila<\/strong>, le fr\u00e8re du Pr\u00e9sident congolais utilisent deux corridors pour sortir l\u2019uranium et le cuivre du Katanga via la Zambie vers l\u2019Afrique du Sud et via la Tanzanie vers Rwanda. L\u2019Uranium est vendu \u00e0 Duba\u00ef. Les transactions et la livraison des marchandises se font dans un H\u00f4tel d\u00e9nomm\u00e9 <strong>BUDDHA-BAR DUBA\u00cf<\/strong>. Un h\u00f4tel de luxe o\u00f9 Bologna et Zo\u00e9 Kabila poss\u00e8dent des parts, selon des sources dignes de foi. C\u2019est au nom de la soci\u00e9t\u00e9 de Patrick BOLOGNA, BOLPAT CORPORATION \u00ab BOLOGNA PATRICK CORPORATION \u00bb que les transactions relatives \u00e0 la vente de l\u2019uranium sont effectu\u00e9es aupr\u00e8s de clients arabes via des interm\u00e9diaires ukrainiens \u00e0 Duba\u00ef. Notons que Patrick Bologna est un sujet italien, poss\u00e9dant le passeport n\u00b0 YA 002135, d\u00e9livr\u00e9 le 11 janvier 2010 devant expirer le 13 ao\u00fbt 2013, rep\u00each\u00e9 et proclam\u00e9 d\u00e9put\u00e9 national par la CSJ alors qu\u2019il avait admis sa d\u00e9faite. De plus, compte tenu de sa proximit\u00e9 avec le milieu de la musique congolaise, friande de l\u2019Occident, il a longtemps travaill\u00e9 comme agent de l\u2019ANR ext\u00e9rieur, dont il percevait un salaire mensuel, en vue d\u2019infiltrer certains milieux de la diaspora congolaise en occident.<\/p>\n<p>D\u2019ailleurs, une partie des dividendes engrang\u00e9s dans ce traffic illicite ont permis \u00e0 Zo\u00e9 Kabila de s\u2019offrir \u00a0une r\u00e9sidence immobili\u00e8re aux Etas-Unis en novembre 2010. Un autre contact anonyme dans ce dossier tr\u00e8s sensible nous a fait savoir que <i>les dividendes du march\u00e9 illicite de l\u2019uranium, qui rapporterait au minimum 300.000$ US par voyage. \u00a0<\/i>Nous en avons eu la confirmation via une source protagoniste \u00e0 ces transactions et n\u00e9gociations.<\/p>\n<p>D\u2019autres sources anonymes ayant eu acc\u00e8s \u00e0 l\u2019entourage du feu, le \u00ab Tout-Puissant \u00bb Augustin Katumba Mwanke, mais furieux du d\u00e9mant\u00e8lement de leur r\u00e9seau d\u2019influence aupr\u00e8s de Joseph Kabila apr\u00e8s la mort de ce dernier, m\u2019ont affirm\u00e9 la possibilit\u00e9 d\u2019une pr\u00e9sence des libanais proches d\u2019Al-Qaida au Congo, qui travailleraient dans le secteur de blanchiment d\u2019argent avec Zoe Kabila. Ils ont en outre indiqu\u00e9 des interconnexions avec le Groupe \u00ab <strong>Millenium Finance Corporation<\/strong> \u00bb, dirig\u00e9 par Mr. Keba Keinde. Un groupe financier qui a r\u00e9alis\u00e9 d\u2019importants investissements suspects depuis 2010 dans plusieurs secteurs d\u2019activit\u00e9s en RDC, notamment les domaines agricole, minier et immobilier. S\u2019agissant du spectaculaire \u00ab boom immobilier \u00bb constat\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 Kinshasa et dans les grandes villes du pays, pour des criminologues avertis, deux indices peuvent expliquer le boom immobilier dans un pays post-conflit : soit une v\u00e9ritable \u00e9mergence \u00e9conomique comme l\u2019ont connu les pays du Sud-est asiatique (ASEAN) ; soit une r\u00e9injection de l\u2019argent sale issu des b\u00e9n\u00e9fices tir\u00e9s des activit\u00e9s mafieuses dans le circuit immobilier. Il est impressionnant de constater avec effroi que la situation d\u2019explosion immobili\u00e8re anarchique que connait actuellement la RDC ressemble \u00e0 s\u2019y m\u00e9prendre \u00e0 celle du Liban au sortir des ann\u00e9es 1980. A chacun de tirer sa propre conclusion.<\/p>\n<p>Enfin, pour son implantation en RDC, notons que le Groupe Millenium Finance Corporation aurait b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des largesses, via le versement des commissions illicites, de la part du premier ministre sortant, Adolphe Muzito, derni\u00e8rement mise en cause par l\u2019ex-d\u00e9put\u00e9 de sa propre mouvance politique, G\u00e9rard Mulumba dit GECOCO, qui a d\u00e9missionn\u00e9 de son propre gr\u00e9 depuis en quittant sa famille politique. Rappelons que ce groupe a pour actionnaire de r\u00e9f\u00e9rence la \u00ab <strong>Duba\u00ef Islamic Bank-DIB<\/strong> \u00bb, mentionn\u00e9e plus haut. Ainsi la toile d\u2019araign\u00e9e d\u00e9tricote ses ramifications.<\/p>\n<p><strong>6. L\u2019infiltration d\u2019Al-Qa\u00efda en Afrique et en RDC<\/strong><\/p>\n<p>Depuis 2002, la pr\u00e9sence de djihadistes internationaux s\u2019est accrue au Sahel. Al-Qa\u00efda cherchant \u00e0 y cr\u00e9er une zone refuge pour ses cadres et ses militants forc\u00e9s de s\u2019expatrier suite \u00e0 la guerre au terrorisme d\u00e9clench\u00e9e par les Am\u00e9ricains. En effet, Al-Qa\u00efda, chass\u00e9 des montagnes d\u2019Afghanistan, n\u2019\u00e9tant plus parfaitement en s\u00e9curit\u00e9 au Pakistan et en Iran, cherche des havres s\u00fbrs pour y installer des facilit\u00e9s logistiques permettant d\u2019abriter et d\u2019entra\u00eener ses activistes afin de les renvoyer au combat contre les \u00ab\u00a0apostats et les m\u00e9cr\u00e9ants\u00a0\u00bb, vers de nouvelles zones de bataille au nombre desquelles figurent la corne de l\u2019Afrique, le Sahel, la partie orientale et de l\u2019Afrique (Kenya, Ouganda et Tanzanie), les confins de la partie nord-est congolaise; avec le risque de contamination sur l\u2019ensemble de ce pays instable et post-conflit.<\/p>\n<p>Les r\u00e9seaux terroristes trouvent en Afrique une zone de repli id\u00e9ale, d\u2019autant qu\u2019aucune politique organis\u00e9e visant \u00e0 a d\u00e9manteler le terrorisme n\u2019a v\u00e9ritablement \u00e9t\u00e9 mise en place. Ce laxisme se double d\u2019une corruption end\u00e9mique qui facilite la libert\u00e9 de man\u0153uvre des terroristes. C\u2019est pourquoi les Etats-Unis insistent d\u00e9sormais sur l\u2019importance primordiale que rev\u00eat le continent noir dans le cadre de la lutte antiterroriste1. Avant d\u2019entamer sa tourn\u00e9e africaine qui l\u2019a men\u00e9 successivement au S\u00e9n\u00e9gal, en Afrique du Sud, au Bostwana, en Ouganda et au Nig\u00e9ria, le pr\u00e9sident Bush a annonc\u00e9 que son administration allait d\u00e9bloquer une enveloppe de 100 millions de dollars pour soutenir les pays africains dans la lutte contre le terrorisme. Cette aide sera surtout employ\u00e9e \u00e0 am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 des ports et des a\u00e9roports, qui assurent le commerce international avec les Etats-Unis. Mais cela concerne aussi l\u2019assistance militaire. Discr\u00e8tement, les Am\u00e9ricains installent au Mali d\u2019importants moyens de lutte antiterroriste. Une nouvelle ambassade est en cours de construction. Le bureau local de la CIA est en train de devenir l\u2019un des plus importants de la r\u00e9gion sah\u00e9lienne. Depuis le Mali, les Am\u00e9ricains surveillent tous les mouvements caravaniers de la r\u00e9gion li\u00e9s au trafic d\u2019armes et \u00e0 l\u2019int\u00e9grisme islamique, ainsi que les r\u00e9serves p\u00e9troli\u00e8res du sud de l\u2019Alg\u00e9rie ou op\u00e8rent des soci\u00e9t\u00e9s p\u00e9troli\u00e8res am\u00e9ricaines (La lettre du continent, n\u00b0 432, 9 octobre 2003, p.6.)<\/p>\n<p>Au Maghreb, Al-Qa\u00efda (AQMI: Al-Qa\u00efda au Maghreb) s\u2019appuie essentiellement sur le Groupe salafiste pour la pr\u00e9dication et le combat (GSPC) alg\u00e9rien d\u2019Hassan Hattab. De 1999 \u00e0 2000, des \u00e9coutes t\u00e9l\u00e9phoniques ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que des liens personnels existaient entre le chef historique du GSPC et Ousama Ben Laden. Ce serait d\u2019ailleurs ce dernier qui aurait pouss\u00e9 Hassan Hattab \u00e0 fonder le GSPC en septembre 1998 apr\u00e8s qu\u2019une fatwa condamnant les d\u00e9rives meurtri\u00e8res des GIA ait \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e par le Jordano-palestinien Abou Koutada, le repr\u00e9sentant d\u2019Al-Qa\u00efda en Europe. Depuis, ce mouvement alg\u00e9rien a mis ses r\u00e9seaux europ\u00e9ens \u00e0 la disposition de la n\u00e9buleuse Al-Qa\u00efda. En \u00e9change, le GSPC re\u00e7oit des financements pour poursuivre la lutte en Alg\u00e9rie.<\/p>\n<p>Au Sahel, l\u2019inflation des mouvements terroristes et groupuscules arm\u00e9s tr\u00e8s mouvants et dynamiques, sp\u00e9cialis\u00e9s dans les guerres de type asym\u00e9trique, difficiles \u00e0 \u00e9radiquer. Depuis la guerre de Libye, des pans de territoires s\u2019\u00e9tendant de la r\u00e9gion du Sahel jusqu\u2019au nord Cameroun sont devenus des non man\u2019s land qui pourraient \u00e0 terme devenir des viviers propices et des zones fertiles de propagation de l\u2019islamisme fondamentaliste. Des sanctuaire de l\u2019AQMI et des groupuscules islamistes contestant les pouvoirs locaux. Un terreau d\u2019exp\u00e9rimentation de nouvelles strat\u00e9gies d\u2019action fondamentaliste musulmane qui se d\u00e9localise du Proche-Orient et de l\u2019Asie centrale pour trouver un nouveau souffle en Afrique. Ainsi, la faiblesse des structures \u00e9tatiques des Etats africains marqu\u00e9s par l\u2019absence de l\u2019autorit\u00e9 de l\u2019Etat sont des catalyseurs qui facilitent cette expansion<\/p>\n<p>Dans la corne d\u2019Afrique, le \u00ab Jammat e-Djihad Eritre \u00bb actif en Erythr\u00e9e et en Somalie est consid\u00e9r\u00e9 comme un mouvement associ\u00e9 \u00e0 Al-Qaeda depuis que son chef politique, le Cheikh Arara, a connu Ben Laden lors de son s\u00e9jour dans le pays de 1992 \u00e0 1996. Leur officier de liaison serait Mohammed al-Kheir. Au Soudan, le vieux leader islamique, Hassan Al-Tourabi, encore pr\u00e9sident du \u00ab\u00a0congr\u00e8s populaire\u00a0\u00bb, avait \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 apr\u00e8s presque trois ans de maintien en r\u00e9sidence surveill\u00e9e. Il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9incarc\u00e9r\u00e9 \u00e0 la fin mars 2004, soup\u00e7onn\u00e9 par le r\u00e9gime du pr\u00e9sident Omar Hasan al Bachir, d\u2019avoir voulu participer \u00e0 un putsch. Etant donn\u00e9 sa position tr\u00e8s surveill\u00e9e, il est peu probable qu\u2019il ait maintenu des contacts avec Ben Laden. Cependant, il est vrai que la menace fondamentaliste musulman, qui est d\u00e9j\u00e0 active \u00e0 la corne de l\u2019Afrique et au Sahel, et signal\u00e9e en Afrique Orientale, est bien r\u00e9elle et que cette menace est d\u00e9j\u00e0 aux portes de la RDC. Elle risque d\u2019atteindre les zones sensibles de ce pays fragile, dont les Kivu et l\u2019Ituri constituent le ventre mou et poreux.<\/p>\n<p>En ce qui concerne la RDC, un officier ougandais aurait t\u00e9moign\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait possible de transporter des explosifs ou armes \u00e0 partir de la Libye ou du Tchad pour les acheminer en RDC. Les analystes estiment que les fronti\u00e8res poreuses de la RDC constituent un couloir ou une porte d\u2019entr\u00e9e pouvant faire des int\u00e9r\u00eats occidentaux en RDC ou dans le monde une cible potentielle des terroristes ou une plaque tournante \u00e0 partir de laquelle peuvent \u00eatre men\u00e9es des actions terroristes. Dans la partie frontali\u00e8re entre la RDC, l\u2019Ouganda et le Soudan, les contr\u00f4les frontaliers formels \u00e9tant inexistants, la corruption et l\u2019absence des structures \u00e9tatiques viables rendent th\u00e9oriquement cette r\u00e9gion d\u2019Afrique des grands-Lacs susceptible de devenir une plaque tournante de trafic illicite d\u2019uranium. La corruption end\u00e9mique en RDC est d\u2019ailleurs consid\u00e9r\u00e9e par les services de renseignement am\u00e9ricains, pire que l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de VIH\/AIDS.<\/p>\n<p>Le chef d\u2019\u00e9tat-major g\u00e9n\u00e9ral ougandais James KAZINI, a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019il est possible de tout transporter \u00e0 partir de cette partie de la RDC vers le Tchad ou via le Lac Albert ou le Lac Tanganyika du fait de l\u2019absence de l\u2019autorit\u00e9 de l\u2019Etat (Terrorists\u2019 Would Love Eastern Congo, Matekopoko in BBC, 17 Dec 2002\u201d). <strong>Il d\u00e9clarait poss\u00e9der des documents prouvant la tentative \u00e9chou\u00e9e d\u2019Oussama Ben Laden d\u2019exploiter l\u2019axe montagneux de la Ruwenzori pour infiltrer la zone frontali\u00e8re entre l\u2019Ouganda et la RDC, en alliance avec un groupe r\u00e9belle ADF<\/strong> (Allied Democratic Forces). On se demande si avec la pfrte pr\u00e9sence libano-indo-pakistanais et le ch\u00e8que en blanc leur conc\u00e9d\u00e9 dans presque tous les domaines d\u2019activit\u00e9s \u00e9conomiques, cela n\u2019est d\u00e9j\u00e0 pas fait.<\/p>\n<p><strong>7. Le Groupe Al-Shabaab : une menace qui se r\u00e9pand en Afrique<\/strong><\/p>\n<p>Les shabaab, dont la cr\u00e9ation remonterait \u00e0 2006, \u00e9taient \u00e0 l\u2019origine le mouvement de la jeunesse des Tribunaux islamiques, qui ont contr\u00f4l\u00e9 bri\u00e8vement la Somalie au deuxi\u00e8me semestre 2006 avant d\u2019\u00eatre mis en d\u00e9route par l\u2019arm\u00e9e \u00e9thiopienne. Tandis que la majeure partie des dirigeants des Tribunaux partaient en exil, les combattants rest\u00e9s en Somalie pour combattre les troupes \u00e9thiopiennes s\u2019unissaient sous la banni\u00e8re shebab, (ou Al-Shabaab) qui devint de fait le bras arm\u00e9 du mouvement islamiste somalien. Ce groupe veut mettre en application une forme tr\u00e8s stricte de la Charia (loi islamique). Le chef des shabaab, Mohamed Abdi Godane, alias Abou Zuba\u00efr, est un religieux natif du Somaliland qui compense ses tr\u00e8s rares apparitions publiques par la diffusion de messages enregistr\u00e9s via des m\u00e9dias locaux ou internet. Les shebab, qui contr\u00f4lent environ 80% de la Somalie, seraient en mesure de mobiliser 7.000 hommes, dont 3.000 r\u00e9ellement aguerris. Le mouvement comprend une branche arm\u00e9e, \u00ab\u00a0Jeish al-Usrah\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0L\u2019arm\u00e9e de la souffrance\u00a0\u00bb), et une police religieuse, principal organe de propagande connu sous le nom de Jeish al-Hisbah (\u00ab\u00a0L\u2019arm\u00e9e de la moralit\u00e9\u00a0\u00bb).<\/p>\n<p>En octobre 2008, les shabaab franchissaient un cap en organisant des attaques suicide simultan\u00e9es dans les deux r\u00e9gions autonomes du nord de la Somalie, le Puntland et le Somaliland. Courant 2009, un afflux sans pr\u00e9c\u00e9dent de combattants \u00e9trangers renfor\u00e7ait les craintes des Etats-Unis et de leurs alli\u00e9s de voir la Somalie devenir un nouveau sanctuaire d\u2019Al-Qa\u00efda.<\/p>\n<p>Jusque r\u00e9cemment, le groupe poursuivait des objectifs strictement internes \u00e0 la Somalie et des discussions avec les dirigeants du mouvement permettaient aux agences humanitaires d\u2019acheminer et de distribuer leur aide. En effet, ce groupe somalien, qui a officiellement pr\u00eat\u00e9 all\u00e9geance \u00e0 Oussama Ben Laden en septembre 2009, n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 menacer l\u2019\u00e9tranger. Il s\u2019en est pris d\u2019abord au Kenya, accus\u00e9 de former les militaires des forces du gouvernement de transition4. Ensuite Al-Shabaab a menac\u00e9 de frapper au coeur des capitales de l\u2019Ouganda et du Burundi, pays frontaliers \u00e0 la RDC, en repr\u00e9sailles \u00e0 la participation des militaires de ces pays \u00e0 l\u2019AMISOM, consid\u00e9r\u00e9e par les islamistes comme une force d\u2019occupation5. Des menaces \u00e0 prendre tr\u00e8s au s\u00e9rieux compte tenu de l\u2019all\u00e9geance faite par les shabaab \u00e0 Al-Qa\u00efda qui a d\u00e9j\u00e0 durement frapp\u00e9 le Kenya et la Tanzanie, en ao\u00fbt 1998, lors des attaques contre les ambassades am\u00e9ricaines \u00e0 Nairobi et Dar Es-Salam. D\u2019ailleurs ces attentats avaient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9s en Somalie. Selon des responsables de l\u2019AMISOM certains des combattants d\u2019Al Shabaab seraient ougandais, provenant du mouvement rebelle ougandais ADF op\u00e9rant dans les montagnes du Ruwenzori \u00e0 la fronti\u00e8re ouest de l\u2019Ouganda avec la RDC. (Nicolas Gros-Verheyde \u2013 Afrique Est \u2013 Somalie Ouganda, 8 janvier 2010)<\/p>\n<p>S\u2019agissant du double attentat suicide qui a vis\u00e9 un restaurant \u00e9thiopien et le bar d\u2019un club de rugby qui retransmettaient la finale de la Coupe du monde de football tuant 76 personnes le 11 juillet 2010 \u00e0 Kampala, dans la capitale ougandaise, les insurg\u00e9s somaliens shabaab ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9s comme \u00e9tant les principaux suspects de ces actes terroristes. Depuis, ils ont gagn\u00e9 en envergure et en notori\u00e9t\u00e9 pour se pr\u00e9senter comme \u00e9tant les repr\u00e9sentants attitr\u00e9s d\u2019Al-Qa\u00efda en Afrique de l\u2019Est. Ce mouvement islamiste radical, \u00e0 la t\u00eate d\u2019une insurrection contre le fragile gouvernement de transition somalien, n\u2019a certes pas revendiqu\u00e9 la paternit\u00e9 de ces attaques. Mais des sites internet proches du mouvement se sont f\u00e9licit\u00e9s de ces attentats perp\u00e9tr\u00e9s dans un pays pourvoyeur de la moiti\u00e9 des troupes de la force de l\u2019Union africaine en Somalie (Amisom) tandis que des dirigeants shabaab avaient menac\u00e9 de telles attaques au d\u00e9but du mois.<\/p>\n<p>Si leur implication dans les explosions de Kampala se confirmait, ces attentats marqueraient leur premi\u00e8re action d\u2019envergure \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de la Somalie, ultime \u00e9tape d\u2019un processus visant apparemment \u00e0 acqu\u00e9rir la franchise Al-Qa\u00efda pour l\u2019Afrique de l\u2019Est et Centrale. Les explosions de Kampala sont les plus meurtri\u00e8res dans la sous-r\u00e9gion depuis les attentats d\u2019ao\u00fbt 1998 contre les ambassades am\u00e9ricaines de Nairobi et Dar es-Salaam qui avaient fait plus de 200 morts et avaient \u00e9t\u00e9 revendiqu\u00e9es par Al-Qa\u00efda. Plusieurs suspects recherch\u00e9s pour ces attentats ont \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es en Somalie, parmi eux le Comorien Fazul Abdullah Muhammad, qui occuperait un poste important dans la hi\u00e9rarchie. Il n\u2019est pas exclus que ce groupe ou d\u2019autres mouvements radicaux islamistes, profitent du grand rendez-vous international de la Francophonie pr\u00e9vue en octobre \u00e0 Kinshasa, pour faire parler \u00e0 nouveau la poudre. Car en qu\u00eate d\u2019une nouvelle identit\u00e9, existence et territorialit\u00e9 depuis la mort de Ben Laden et l\u2019affaiblissement et l\u2019expulsion des activistes wahhabites et salafistes d\u2019Al-Qa\u00efda des zones tribales pachtounes turbulentes et irr\u00e9dentistes pakistano-Afghanistanes. Leurs confr\u00e8res d\u2019AQMI occupent de plus en plus le terrain dans le Sahel.<\/p>\n<p>Concernant la liquidation de Ben Laden, chose \u00e9trange, la RDC, par la voix de son ministre des M\u00e9dias et porte-parole du gouvernement de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (RDC), Lambert Mende Omalanga, a \u00e9t\u00e9 le seul pays d\u2019Afrique Centrale \u00e0 avoir condamn\u00e9 l\u2019ex\u00e9cution d\u2019Oussama Ben Laden, dans une interview \u00e0 la radio priv\u00e9e Top Congo : \u00ab\u00a0Nous ne soutenons pas le terrorisme, mais il aurait fallu l\u2019arr\u00eater, l\u2019entendre et le juger\u00a0\u00bb, a-t-il soulign\u00e9. Pour Mende, ce que les Etats-Unis ont fait c\u2019est combattre le mal par le mal. Ben Laden, chef d\u2019Al-Qa\u00efda, consid\u00e9r\u00e9 comme le symbole du terrorisme, a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 le 1er mai dans sa villa d\u2019Abbottabad, \u00e0 80 km de la capitale pakistanaise, Islamabad, au cours d\u2019une op\u00e9ration men\u00e9e par un commando am\u00e9ricain. Qu\u2019est ce qui a pouss\u00e9 le griot de Mr Kabila \u00e0 faire une pareille d\u00e9claration qui cacherait sans doute une anguille sous roche ?<\/p>\n<p><strong>8. Pour un nouveau r\u00e9investissement des partenaires traditionnels en RDC pour contrer la menace terroriste ?<\/strong><\/p>\n<p>Depuis la Seconde Guerre mondiale, les USA se sont install\u00e9s en Afrique centrale, particuli\u00e8rement en RDC, pour s\u2019opposer \u00e0 l\u2019expansionnisme communiste de l\u2019URSS. Apr\u00e8s l\u2019effondrement de l\u2019URSS, les USA se sont d\u00e9sengag\u00e9s peu \u00e0 peu de cette zone d\u2019Afrique et n\u2019y ont maintenu qu\u2019une pr\u00e9sence \u00e9conomique, par l\u2019entremise des firmes mini\u00e8res et p\u00e9troli\u00e8res, de sorte que les USA n\u2019ont m\u00eame pas r\u00e9pondu \u00e0 emp\u00eacher le g\u00e9nocide au Rwanda en 1994. Le pr\u00e9sident Clinton est all\u00e9 pr\u00e9senter des excuses plus tard \u00e0 Kigali (capitale du Rwanda), \u00e0 partir de l\u2019a\u00e9roport. Les interminables conflits qui secouent ce pays riche en min\u00e9raux depuis environ 15 ans commencent \u00e0 inqui\u00e9ter l\u2019Administration am\u00e9ricaine. Et depuis peu, on constate que les Etats-Unis commencent peu \u00e0 peu \u00e0 (re)consacrer un int\u00e9r\u00eat particulier \u00e0 la situation s\u00e9curitaire de la RDC.<\/p>\n<p>Les Am\u00e9ricains tentent actuellement de parer cette menace. Toutefois, leurs int\u00e9r\u00eats en Afrique ne sont pas uniquement s\u00e9curitaires, mais \u00e9galement politico-\u00e9conomiques. Constance Newman, l\u2019ex- secr\u00e9taire d\u2019Etat adjointe aux affaires africaines soulignait en mai 2004 que \u00ab\u00a0l\u2019Afrique est un continent au potentiel illimit\u00e9, et nous continuerons \u00e0 faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider les Am\u00e9ricains \u00e0 r\u00e9aliser ce potentiel, \u00e0 aider les Africains \u00e0 r\u00e9aliser ce potentiel et \u00e0 cr\u00e9er, ensemble, un avenir plus prometteur\u00a0\u00bb. C\u2019est ainsi que les experts estiment qu\u2019au cours des prochaines ann\u00e9es, l\u2019Afrique va couvrir 30 % des besoins en p\u00e9trole des Etats-Unis. C\u2019est ainsi que l\u2019on peut remarquer une impressionnante pr\u00e9sence am\u00e9ricaine en Angola o\u00f9 l\u2019ambassade am\u00e9ricaine \u00e0 Luanda est transform\u00e9e en une forteresse abritant des centaines de marines US pr\u00eats \u00e0 intervenir pour assurer la protection de leurs int\u00e9r\u00eats p\u00e9troliers dans ce pays.<\/p>\n<p>Parlant de l\u2019aspect s\u00e9curitaire, nous observons que Washington met progressivement en \u0153uvre un programme majeur pour conserver la main haute sur la RDC qui doit lui servir de \u00ab zone avanc\u00e9e \u00bb en Afrique. Ce programme a pour ambition d\u2019intensifier la pr\u00e9sence des USA sur le plan des op\u00e9rations militaires et autres en RDC. En effet, la RDC fait progressivement l\u2019objet d\u2019une nouvelle strat\u00e9gie g\u00e9opolitique \u00ab\u00a0hot spot\u00a0\u00bb des USA, notamment dans le cadre du renforcement de l\u2019AFRICOM. Au Rwanda, en Ouganda comme au Burundi, l\u2019argument ethnique fait de moins en moins recette. Voici les dirigeants de ces pays changer de strat\u00e9gie en mettant en avant les menaces terroristes qui pourraient toucher leurs pays respectifs au d\u00e9part de la RDC. Cela, pour justifier entre autres les interventions de leurs arm\u00e9es respectives en RDC et ainsi faire les yeux doux aux USA, tr\u00e8s sensibles \u00e0 cette question. Rappelons que le Burundi a notamment envoy\u00e9 en Somalie un contingent militaire de plusieurs milliers d\u2019hommes dans le cadre de l\u2019Afrisom (l\u2019op\u00e9ration militaire de l\u2019ONU). Cet engagement lui vaut, \u00e0 l\u2019instar de l\u2019Ouganda, d\u2019\u00eatre menac\u00e9 par une action punitive des <i>chebab, <\/i>les islamistes somaliens li\u00e9s \u00e0 Al-Qa\u00efda. Quant au Rwanda, il a d\u00e9ploy\u00e9 trois mille trois cents casques bleus au Darfour, dont un contingent f\u00e9minin. Alors que l\u2019Ouganda est engag\u00e9 depuis des ann\u00e9es dans la lutte contre la r\u00e9bellion LRA de Kony que Kampala accuse d\u2019accointance avec le r\u00e9gime de Khartoum au Soudan. Toutes les raisons pertinentes pour pousser Al Qa\u00efda ou les milices shebab ou leurs autres alli\u00e9s financ\u00e9es par les fili\u00e8res islamistes contr\u00f4lant l\u2019\u00e9conomie grise congolaise, \u00e0 mener des actions de repr\u00e9sailles comme \u00e0 Kampala en 2010 contre ces pays au d\u00e9part de l\u2019Est instable et poreux de la RDC.<\/p>\n<p><b>Conclusion <\/b><\/p>\n<p>Face aux menaces ci-haut d\u00e9crites, la RDC a besoin d\u2019un soutien appuy\u00e9 des pays alli\u00e9s traditionnels pour l\u2019accompagner dans la r\u00e9alisation d\u2019une vision politique visant \u00e0 faire de la RDC un \u00ab containment \u00bb contre le terrorisme et le fondamentalisme musulman. Mais cela doit d\u2019abord passer par l\u2019instauration de la paix, la s\u00e9curit\u00e9 et la restauration de l\u2019autorit\u00e9 de l\u2019Etat sur l\u2019ensemble du pays. Cela permettrait d\u2019\u00e9viter de voir la RDC, du fait du caract\u00e8re transnational des menaces terroristes induites par la pouss\u00e9e de l\u2019int\u00e9grisme en Afrique, devenir une partie int\u00e9grante d\u2019un champ de confrontation plus extensive. Sur le plan international, cela n\u00e9cessite de d\u00e9finir d\u2019abord un cadre global et multilat\u00e9ral de coop\u00e9ration internationale. La coop\u00e9ration multilat\u00e9rale et non les diverses coop\u00e9rations bilat\u00e9rales aux contours flous privil\u00e9gi\u00e9s actuellement par Kinshasa, serait le cadre le plus ad\u00e9quat pour apporter une r\u00e9ponse holistique, proportionn\u00e9e et ma\u00eetris\u00e9e sur le caract\u00e8re transnational et g\u00e9opolitique de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9, de la criminalit\u00e9 transnationale, en ce comprise la menace terroriste et les pillages des ressources congolaises via des circuits mafieux. Cette coop\u00e9ration multilat\u00e9rale avec les pays traditionnellement alli\u00e9s du Congo, premi\u00e8res cibles potentielles de la menace terroriste, tout en r\u00e9pondant \u00e0 leurs pr\u00e9occupations s\u00e9curitaires, doit \u00e9galement aboutir au renforcement de capacit\u00e9s de l\u2019Etat congolais dans les domaines de la r\u00e9forme des services de s\u00e9curit\u00e9, de la recherche et l\u2019analyse du renseignement, des op\u00e9rations militaires, des investigations judiciaires, de la d\u00e9tection des transactions financi\u00e8res suspectes et des trafics illicites des mati\u00e8res premi\u00e8res pour lutter efficacement contre la p\u00e9n\u00e9tration d\u2019Al-Qa\u00efda en Afrique centrale dont la RDC constitue un terreau id\u00e9al de germination.<\/p>\n<p>Comme on le sait, la realpolitik n\u2019a pas piti\u00e9 des faibles, les difficult\u00e9s de la RDC p\u00e8sent sur les transformations de l\u2019Afrique centrale et menacent la s\u00e9curit\u00e9 internationale si rien n\u2019est fait. En effet, ces difficult\u00e9s sont alourdies par la r\u00e9gression d\u00e9mocratique qui s\u2019enracine \u00e0 la suite de la crise de l\u00e9gitimit\u00e9 qui couve dans le pays depuis bient\u00f4t deux ans. Une crise qui n\u2019est pas pr\u00eate de trouver une solution politique dans l\u2019imm\u00e9diat avec le rejet en bloc par l\u2019opposition et une bonne partie de la soci\u00e9t\u00e9 civile influente en RDC de la convocation des concertations nationales par le pr\u00e9sident Kabila. \u00a0D\u2019autant que des bouff\u00e9es de violence dans plusieurs parties du pays commencent \u00e0 s\u2019accentuer en convergence avec la d\u00e9liquescence des services de s\u00e9curit\u00e9 faisant de ce pays un sanctuaire du commerce ill\u00e9gal des ressources naturelles, une plaque tournante des diff\u00e9rents trafics illicites (drogue, \u00eatres humains, blanchiment d\u2019argent, crime organis\u00e9 de tout genre\u2026) et pourquoi pas une base arri\u00e8re et un r\u00e9servoir f\u00e9cond des groupes terroristes au point de menacer les int\u00e9r\u00eat g\u00e9ostrat\u00e9giques des pays alli\u00e9s traditionnels de la RDC.<\/p>\n<p>Les engagements contenus dans l\u2019accord-cadre d\u2019Addis-Abeba, en tant que r\u00e9quisitoire s\u00e9v\u00e8re contre le Gouvernement Congolais, montrent que le r\u00e9gime congolais fait preuve d\u2019un d\u00e9ficit de vision g\u00e9opolitique sur les grands enjeux strat\u00e9giques nationaux et internationaux de notre si\u00e8cle et de la r\u00e9gion. La gouvernance s\u00e9curitaire chaotique d\u00e9nonc\u00e9e r\u00e9cemment par Obama depuis Dar-es-Salam qui a demand\u00e9 \u00e0 Kabila de \u00ab\u00a0faire\u00a0plus\u00a0\u00bb pour la s\u00e9curit\u00e9 en RDC est un signal fort adress\u00e9 aux autorit\u00e9s congolaises de s\u2019activer \u00e0 prendre le taureau par les cornes. En voulant rester indiff\u00e9rent face cette exigence am\u00e9ricaine, en laissant l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 et l\u2019impunit\u00e9 persister dans cette partie orientale du Congo et en menant une politique qui paup\u00e9risent les populations, risquent d\u2019accentuer les menaces d\u2019instabilit\u00e9 non seulement sur le Congo mais \u00e9galement sur toute la r\u00e9gion des Grands Lacs, faciliter l\u2019implantation et la consolidation des mouvements islamistes qui mettraient en danger les int\u00e9r\u00eats s\u00e9curitaires des pays traditionnellement alli\u00e9s \u00e0 la RDC au d\u00e9part du Congo. Le d\u00e9ficit de gouvernance en RDC \u2013 g\u00e9n\u00e9rateur d\u2019injustices, d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 et de frustrations tant \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du pays que dans le chef de nos voisins \u2013 finira t\u00f4t ou tard par exacerber la communaut\u00e9 internationale, si ce n\u2019est d\u00e9j\u00e0 pas fait. La patience de la communaut\u00e9 internationale risque d\u2019avoir des limites car elle ne supportera plus longtemps la persistance d\u2019une situation d\u2019instabilit\u00e9 g\u00e9opolitique intenable du fait de la fragilit\u00e9 du Congo et de ses institutions r\u00e9publicaines, susceptible d\u2019imploser \u00e0 tout moment, et aux cons\u00e9quences r\u00e9gionales et internationales incommensurables.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Jean-Jacques Wondo Omanyundu<\/em><br \/>\n<em> Analyste des questions politiques et s\u00e9curitaires de la RD Congo<\/em><br \/>\n<em> Lire toutes ses analyses sur<\/em> <a href=\"http:\/\/desc-wondo.org\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">desc-wondo.org<\/a>\t\t<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Jean-jacques Wondo Depuis quelques jours, l\u2019information faisant \u00e9tat de la pr\u00e9sence des combattants islamistes Al-Shabaab aux c\u00f4t\u00e9s des rebelles ougandais de l\u2019ADF\/Nalu au Nord-Kivu font les choux gras des m\u00e9dias et ne cessent d\u2019alimenter, avec son lot d\u2019\u00e9motions et fantasmes de tout genre, les \u00e9changes dans les diff\u00e9rents fora et ar\u00e8nes sociaux et politiques [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5772,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"content-type":"","footnotes":""},"categories":[154,124],"tags":[],"class_list":["post-5771","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-etudes-rapports","category-politique-societe"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/congolobilelo.com\/IN\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5771","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/congolobilelo.com\/IN\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/congolobilelo.com\/IN\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/congolobilelo.com\/IN\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/congolobilelo.com\/IN\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5771"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/congolobilelo.com\/IN\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5771\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/congolobilelo.com\/IN\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/congolobilelo.com\/IN\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5771"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/congolobilelo.com\/IN\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5771"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/congolobilelo.com\/IN\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5771"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}