{"id":4530,"date":"2012-11-28T08:27:47","date_gmt":"2012-11-28T08:27:47","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ingeta.com\/?p=4530"},"modified":"2012-11-28T08:27:47","modified_gmt":"2012-11-28T08:27:47","slug":"viols-en-rd-congo-la-croisade-du-docteur-denis-mukwege","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/congolobilelo.com\/IN\/viols-en-rd-congo-la-croisade-du-docteur-denis-mukwege\/","title":{"rendered":"Viols en RD Congo : La croisade du Docteur Denis Mukwege"},"content":{"rendered":"<p>\t\t\t\t<em>Par Par Annick Cojean. Source: <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/international\/article\/2012\/11\/27\/viols-en-rdc-la-croisade-du-dr-mukwege_1796486_3210.html\">Le Monde<\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em><strong>On a voulu tuer le docteur Denis Mukwege. On a voulu faire taire celui qui, depuis des ann\u00e9es, se r\u00e9v\u00e8le l&#8217;infatigable d\u00e9fenseur des femmes viol\u00e9es du Congo. Un homme plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel de la paix et que la communaut\u00e9 internationale a d\u00e9j\u00e0 r\u00e9compens\u00e9 de distinctions prestigieuses. Un gyn\u00e9cologue de 57 ans, qui, dans son h\u00f4pital de Panzi, pr\u00e8s de Bukavu, a d\u00e9j\u00e0 accueilli et op\u00e9r\u00e9, en l&#8217;espace de treize ann\u00e9es, plus de 40 000 femmes viol\u00e9es et mutil\u00e9es de sa r\u00e9gion &#8211; oui, 40 000, le chiffre est effroyable. Et qui, inlassablement, mais avec de plus en plus de tristesse, arpente le monde et s&#8217;empare de toutes les tribunes qui lui sont offertes &#8211; ONU, S\u00e9nat am\u00e9ricain, Parlement europ\u00e9en, Maison Blanche, Downing Street&#8230; &#8211; pour d\u00e9noncer ce qu&#8217;il qualifie de crime contre l&#8217;humanit\u00e9.<\/strong><\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-4531\" title=\"La croisade du Dr Mukwege\" src=\"http:\/\/www.ingeta.com\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/Femmes-Congo-Mukwege.jpg\" alt=\"\" width=\"534\" height=\"267\" \/><\/p>\n<p>C&#8217;\u00e9tait le 25 octobre au soir, \u00e0 Bukavu, la capitale du Sud-Kivu, \u00e0 l&#8217;ouest de la RDC, la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo. Cinq hommes lourdement arm\u00e9s se sont introduits dans sa demeure, ont ma\u00eetris\u00e9 les sentinelles et les domestiques et contraint ses filles \u00e0 se jeter \u00e0 terre en attendant, en silence, que leur p\u00e8re arrive. Au bruit de sa voiture, ils se sont mis en position de tir, ont extirp\u00e9 le m\u00e9decin de son v\u00e9hicule, ont braqu\u00e9 une arme sur sa tempe.<\/p>\n<p>C&#8217;est au moment o\u00f9 ils allaient l&#8217;ex\u00e9cuter qu&#8217;un de ses employ\u00e9s s&#8217;est jet\u00e9 en hurlant sur l&#8217;un des agresseurs, lequel s&#8217;est brusquement retourn\u00e9, et a fait feu, le tuant de deux balles. Dans une grande confusion, le m\u00e9decin s&#8217;est retrouv\u00e9 \u00e0 terre, pris sous les tirs, puis le commando s&#8217;est enfui dans le v\u00e9hicule familial. Sonn\u00e9, Denis Mukwege s&#8217;est relev\u00e9 au milieu de douilles. &#8220;Miracul\u00e9, dit-il doucement. J&#8217;en suis au sixi\u00e8me attentat par balles. Je crois bien que j&#8217;ai une protection&#8230; surnaturelle.&#8221; Il a la foi. C&#8217;est vrai qu&#8217;il est aussi pasteur.<br \/>\n<strong><br \/>\nPEUR PANIQUE<\/strong><\/p>\n<p>En quelques heures, la rumeur de l&#8217;attentat a fait le tour du monde. Et de tous les continents s&#8217;est \u00e9lev\u00e9e une m\u00eame clameur m\u00ealant stupeur et indignation. Ah non ! Pas lui ! Pas Mukwege ! Des messages sont arriv\u00e9s de toutes parts, d&#8217;associations et de fondations qui soutiennent l&#8217;oeuvre du m\u00e9decin, d&#8217;organisations comme Amnesty International, M\u00e9decins du monde, Physicians for Human Rights, mais aussi de gouvernements occidentaux exigeant des autorit\u00e9s congolaises une enqu\u00eate sur l&#8217;attentat et des garanties pour la protection du m\u00e9decin.<\/p>\n<p>&#8220;On a tent\u00e9 d&#8217;assassiner un de mes h\u00e9ros !&#8221;, a r\u00e9agi sur son blog Nicholas Kristof, le chroniqueur du New York Times, liant cette attaque au discours prononc\u00e9 un mois plus t\u00f4t par le docteur Mukwege \u00e0 la tribune des Nations unies pour d\u00e9noncer l&#8217;impunit\u00e9 des violeurs au Congo.<\/p>\n<p>Mais \u00e0 Bukavu, la ville o\u00f9 il est n\u00e9 et o\u00f9 il a cr\u00e9\u00e9 l&#8217;h\u00f4pital de Panzi en 1999, c&#8217;est bien plus que de l&#8217;indignation qui a saisi la communaut\u00e9 des femmes, \u00e0 l&#8217;annonce de l&#8217;\u00e9vacuation du chirurgien vers le Burundi puis vers l&#8217;Europe. Une profonde angoisse, une peur panique. Que faire sans Mukwege ? Qui les soignerait ? Les \u00e9couterait ? Les prot\u00e9gerait ?<\/p>\n<p>Une op\u00e9ration ville morte a d&#8217;abord \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e, le 31 octobre, pour protester contre l&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 croissante, quelques jours apr\u00e8s l&#8217;attentat. Puis une association de Congolaises pour la paix a lanc\u00e9 un appel r\u00e9clamant le retour du docteur. Et le 12 novembre, des centaines d&#8217;autres, venues \u00e0 pied ou en pirogue de tout le Sud-Kivu, leur b\u00e9b\u00e9 sur le dos, ont assi\u00e9g\u00e9 le bureau de la fondation du m\u00e9decin, exigeant d&#8217;avoir de ses nouvelles et le suppliant de rentrer, si du moins, disaient-elles, il est encore en vie.<\/p>\n<p>&#8220;Nous allons livrer \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital les r\u00e9coltes de nos champs, nos bananes, nos ananas, nos choux, pour acheter son billet d&#8217;avion de retour. Et ce sont nous, les femmes, qui allons nous relayer, jour et nuit, devant sa r\u00e9sidence pour assurer sa s\u00e9curit\u00e9. De gr\u00e2ce, qu&#8217;il nous revienne !&#8221;<\/p>\n<p><strong>500 000 FEMMES VIOL\u00c9ES EN SEIZE ANS<\/strong><\/p>\n<p>Il ne demande que \u00e7a. Il ne pense m\u00eame qu&#8217;\u00e0 \u00e7a, jour et nuit, d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 poursuivre son travail. Il vient de nous l&#8217;\u00e9crire dans un courriel dont il ne pr\u00e9cise pas, \u00e0 dessein, le lieu d&#8217;exp\u00e9dition, navr\u00e9 de constater que les autorit\u00e9s congolaises n&#8217;ont r\u00e9pondu \u00e0 aucune des questions concernant sa s\u00e9curit\u00e9. Il indique cependant que toutes les dispositions sont prises pour que les soins se poursuivent et que les patientes ne souffrent pas de son absence.<\/p>\n<p>Mais \u00e0 Bruxelles, au si\u00e8ge de la Fondation Roi Baudouin o\u00f9 nous l&#8217;avons rencontr\u00e9 le 6 novembre, si ses propos se voulaient combatifs, le ton \u00e9tait infiniment douloureux. Le docteur Mukwege, un g\u00e9ant au sourire et au regard aussi doux que sa voix, paraissait accabl\u00e9.<\/p>\n<p>Las de parler dans le vide. Las de vouloir secouer en vain les consciences. Las de raconter \u00e0 toutes sortes d&#8217;auditoires la trag\u00e9die des femmes du Congo sans que rien se passe. Las de d\u00e9crire les viols et tortures effroyables, de citer des chiffres \u00e0 donner le tournis (500 000 femmes viol\u00e9es en seize ans, dit-il), sans qu&#8217;aucune volont\u00e9 politique internationale ne s&#8217;exprime pour prendre de vraies mesures. Las aussi de recevoir des prix et des hommages sans que les organisations gouvernementales n&#8217;envisagent de solutions autres que m\u00e9dicales.<\/p>\n<p>Cela le stup\u00e9fie. Comment est-il possible qu&#8217;on ne l&#8217;entende pas ? &#8220;Comment est-il pensable que les acquis de la civilisation reculent \u00e0 ce point et qu&#8217;on reste inerte ?&#8221; On a toutes les preuves, photos, t\u00e9moignages, et rien n&#8217;y fait, se d\u00e9sole-t-il. &#8220;On ne pourra pas dire, comme on l&#8217;a fait \u00e0 d&#8217;autres heures sombres de l&#8217;Histoire que la communaut\u00e9 internationale ne savait pas. Elle sait !&#8221;<\/p>\n<p>Alors pourquoi n&#8217;agit-elle pas ? &#8220;Pourquoi cette solidarit\u00e9 des hommes, sous toutes les latitudes, qui trouvent normal que la femme souffre comme si c&#8217;\u00e9tait dans sa nature, comme si le viol de milliers de femmes \u00e9tait moins grave que la mort d&#8217;un seul homme ?&#8221; Il secoue la t\u00eate, les \u00e9paules vo\u00fbt\u00e9es, les yeux pleins de d\u00e9sarroi. &#8220;Beaucoup d&#8217;hommes ont l&#8217;impression que le viol n&#8217;est qu&#8217;un rapport sexuel non souhait\u00e9. Mais ce n&#8217;est pas \u00e7a ! C&#8217;est une destruction ! Et cela fait seize ans que cela dure au Congo ! Seize ans de destruction de la femme, seize ans de d\u00e9structuration de toute une soci\u00e9t\u00e9. Et cela ne fait que cro\u00eetre !&#8221;<\/p>\n<p><strong>DES CLITORIS COUP\u00c9S, DES SEINS SECTIONN\u00c9S<\/strong><\/p>\n<p>Il se souvient parfaitement de ce jour de septembre 1999 o\u00f9, dans le tout nouvel h\u00f4pital de Panzi o\u00f9 il s&#8217;attendait \u00e0 faire des c\u00e9sariennes et aider \u00e0 mettre au monde des enfants, il a accueilli une premi\u00e8re femme viol\u00e9e par un groupe de soldats et dont l&#8217;appareil g\u00e9nital avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9chiquet\u00e9 par des balles tir\u00e9es dans son vagin. &#8220;J&#8217;\u00e9tais stup\u00e9fait, je n&#8217;avais jamais vu \u00e7a. Cette femme \u00e9tait une survivante. Mais, \u00e0 la fin de l&#8217;ann\u00e9e, j&#8217;en \u00e9tais \u00e0 45 cas.&#8221; En 2000, le chiffre montait \u00e0 135 victimes. En 2001, c&#8217;\u00e9tait l&#8217;explosion, il ne savait plus o\u00f9 mettre ses patientes. En 2004, il comptabilisait 3 604 cas.<\/p>\n<p>&#8220;Ce qu&#8217;on ne savait pas faire avec les armes \u00e0 feu, les lances et les machettes, je d\u00e9couvrais qu&#8217;on le r\u00e9alisait avec le sexe.&#8221; Le viol \u00e9tait devenu une arme de guerre. Collectif, commis devant les maris, les enfants, les voisins, contraints d&#8217;y assister. Les clitoris \u00e9taient coup\u00e9s, les seins, les l\u00e8vres, les nez sectionn\u00e9s. Le chirurgien, atterr\u00e9, avait fait appel \u00e0 Human Rights Watch, qui publiait en 2002 un premier rapport : La guerre dans la guerre.<\/p>\n<p>&#8220;Je me suis dit : quand le monde va lire \u00e7a, la r\u00e9action sera fulgurante. Eh bien j&#8217;avais tort ! Il ne s&#8217;est rien pass\u00e9.&#8221; Et le viol s&#8217;est r\u00e9pandu. Utilis\u00e9 par \u00e0 peu pr\u00e8s tous les groupes arm\u00e9s, les rebelles hutu et les combattants ma\u00ef-ma\u00ef, les soldats rwandais et les forces gouvernementales congolaises, et aujourd&#8217;hui les insurg\u00e9s du M23. &#8220;Ils rivalisent de cruaut\u00e9, ils sophistiquent la torture, perfectionnent les supplices ; je distingue leurs signatures dans les plaies des femmes.&#8221;<\/p>\n<p>Alors, d&#8217;une voix lente, monocorde, un peu voil\u00e9e, le m\u00e9decin nous a racont\u00e9 ce qui constitue son quotidien. &#8220;J&#8217;ai vu des vagins dans lesquels on avait enfonc\u00e9 des morceaux d&#8217;arbre, de verre, d&#8217;acier. Des vagins qu&#8217;on avait lac\u00e9r\u00e9s \u00e0 coups de lame de rasoir, de couteau ou de ba\u00efonnette. Des vagins dans lesquels on avait coul\u00e9 du caoutchouc br\u00fblant ou de la soude caustique. Des vagins remplis de fuel auxquels on avait mis le feu&#8230;&#8221;<\/p>\n<p><strong>&#8220;D&#8217;UNE EFFICACIT\u00c9 REDOUTABLE&#8221;<\/strong><\/p>\n<p>Fallait-il continuer ? Il a vu le pire du pire, le summum de la cruaut\u00e9. Il a soign\u00e9 une femme qui, enlev\u00e9e avec ses quatre enfants par un groupe arm\u00e9 pour devenir leur esclave sexuelle, a appris que le plat \u00e9trange qu&#8217;on l&#8217;avait forc\u00e9e \u00e0 avaler \u00e9tait constitu\u00e9 de trois de ses enfants. Il a tent\u00e9 pendant des heures de reconstituer le vagin d&#8217;une petite fille de 3 ans que des sexes barbares avaient saccag\u00e9, lors d&#8217;un raid nocturne sur un village&#8230;<\/p>\n<p>&#8220;Toute guerre vise \u00e0 r\u00e9duire la d\u00e9mographie de l&#8217;ennemi, \u00e0 occuper son territoire, \u00e0 d\u00e9truire sa structure sociale. Le viol, de ce point de vue, est d&#8217;une efficacit\u00e9 redoutable.&#8221; S&#8217;acharner sur l&#8217;appareil g\u00e9nital des femmes ne revient-il pas \u00e0 s&#8217;attaquer \u00e0 &#8220;la porte d&#8217;entr\u00e9e de la vie&#8221; ? La plupart des jeunes filles viol\u00e9es ne pourront plus avoir d&#8217;enfant.<\/p>\n<p>Les autres, contamin\u00e9es par le sida ou d&#8217;autres maladies, deviennent des &#8220;r\u00e9servoirs \u00e0 virus&#8221; et des &#8220;outils de mort&#8221; pour leurs compagnons , voire pour les enfants issus des viols. Lesquels, de toute fa\u00e7on, seront rejet\u00e9s, ostracis\u00e9s et deviendront peut-\u00eatre un jour, hors de ces familles an\u00e9anties, des enfants-soldats&#8230;<\/p>\n<p>L&#8217;Homme qui r\u00e9pare les femmes, selon le mot de Colette Braeckman qui vient de consacrer \u00e0 Denis Mukwege une biographie (Andr\u00e9 Versaille \u00e9diteur, 160 p., 14,90 \u20ac), ne les laissera jamais tomber. &#8220;Si vous saviez leur force, leur incroyable dignit\u00e9 !&#8221; Il reviendra au Sud-Kivu, continuera de former des \u00e9quipes, de pr\u00eacher la non-violence et d&#8217;op\u00e9rer dix-huit heures par jour. &#8220;Mais, franchement, r\u00e9p\u00e8te-t-il, je ne comprends pas l&#8217;indiff\u00e9rence de la communaut\u00e9 internationale \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des Congolaises&#8230; et des femmes de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale. Non, d\u00e9cid\u00e9ment, je ne comprends pas.&#8221;<\/p>\n<p>&nbsp;\t\t<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Par Annick Cojean. Source: Le Monde. On a voulu tuer le docteur Denis Mukwege. On a voulu faire taire celui qui, depuis des ann\u00e9es, se r\u00e9v\u00e8le l&#8217;infatigable d\u00e9fenseur des femmes viol\u00e9es du Congo. 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