{"id":1989,"date":"2012-02-14T10:36:34","date_gmt":"2012-02-14T10:36:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ingeta.com\/?p=1989"},"modified":"2012-02-14T10:36:34","modified_gmt":"2012-02-14T10:36:34","slug":"les-eaux-troubles-du-lac-kivu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/congolobilelo.com\/IN\/les-eaux-troubles-du-lac-kivu\/","title":{"rendered":"Les eaux troubles du lac Kivu"},"content":{"rendered":"<p>\t\t\t\t<em>Source: <a href=\"http:\/\/svt.ac-creteil.fr\/?Les-eaux-troubles-du-lac-Kivu\">BIG Mag, Le magazine scientifique de l&#8217;acad\u00e9mie de Cr\u00e9teil, France<\/a>. Par Liliane Grandmougin.<\/em><\/p>\n<p><em><strong>Une bombe naturelle se cache au fond du lac, pr\u00e8s du volcan Nyiragongo.<\/strong><\/em><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.ingeta.com\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/LacKivu1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.ingeta.com\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/LacKivu1.jpg\" alt=\"\" title=\"Lac Kivu\" width=\"580\" height=\"390\" class=\"alignnone size-full wp-image-1990\" \/><\/a><\/p>\n<p>Fin 2001, le Mont Nyiragongo, en R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo, commen\u00e7a \u00e0 gronder. Des panaches de fum\u00e9e sortant du crat\u00e8re alarm\u00e8rent les vulcanologues de la ville proche de Goma. Le 17 Janvier 2002, la lave jaillit du flanc sud du volcan, serpentant le long des pentes pour atteindre le centre de Goma, s\u2019engouffrant dans les maisons et d\u00e9clenchant une s\u00e9rie d\u2019explosions dans les stations d\u2019essence et les usines. Ce soir-l\u00e0, la lave coula jusqu\u2019au lac Kivu, g\u00e9n\u00e9rant un nuage de vapeur d\u2019eau qui assombrit la r\u00e9gion pendant plusieurs jours. Plus de cent personnes furent tu\u00e9es et 300000 s\u2019enfuirent loin de leur maison, le seul refuge \u00e9tant les bords du lac. Pourtant, ce lac cachait une menace\u2026<\/p>\n<p>Sous la surface tranquille des eaux du Kivu se trouvent 300km3 de C02 et 60km3 de m\u00e9thane. Une perturbation comme une \u00e9ruption plus forte, plus proche que la pr\u00e9c\u00e9dente causerait un violent d\u00e9gazage avec des cons\u00e9quences potentiellement mortelles pour les deux millions de personnes qui vivent le long des rives.<\/p>\n<p>Le lac repr\u00e9sente un fort potentiel \u00e9conomique. Les risques sont difficiles \u00e0 quantifier cependant et divisent les scientifiques. Le pr\u00e9cieux m\u00e9thane dissout dans l\u2019eau a commenc\u00e9 \u00e0 alimenter une convoitise fr\u00e9n\u00e9tique parmi les compagnies exploitant les ressources en \u00e9nergie en RDC et au Rwanda, pays frontalier bordant le lac. Avec des contrats de plusieurs millions de dollars, les compagnies ont commenc\u00e9 \u00e0 siphonner le m\u00e9thane, dans certains cas en travaillant avec les quelques scientifiques qui \u00e9tudient les risques li\u00e9es au Kivu. Leur argument est de d\u00e9gazer artificiellement pour r\u00e9duire les risques d\u2019explosion, mais des chercheurs craignent que ce pr\u00e9l\u00e8vement ne rompe l\u2019\u00e9quilibre du lac, rendant la situation plus dangereuse. L\u2019id\u00e9al serait \u00e9videmment de diminuer le danger tout en approvisionnant les populations en cruelle demande d\u2019\u00e9nergie.<\/p>\n<p><strong>Un probl\u00e8me en expansion :<\/strong><\/p>\n<p>Le lac Kivu se situe dans la Grande Vall\u00e9e du Rift Est-Africain, o\u00f9 les forces tectoniques d\u00e9chirent lentement le continent en deux. Ce mouvement provoque en surface la fusion de roches lib\u00e9rant du CO2 qui se dissout au fond du lac Kivu. L\u00e0, des bact\u00e9ries en convertissent une partie en m\u00e9thane, tandis que d\u2019autres produisent ce dernier en d\u00e9gradant la mati\u00e8re organique en profondeur.<\/p>\n<p>Kivu comporte des strates, form\u00e9es de couches d\u2019eau riches en sels, sous l\u2019eau douce de surface. \u00c0 plus de 50 \u2013 80m, le lac est anoxique et les concentrations de CO2 et m\u00e9thane augmentent avec la profondeur. La diff\u00e9rence de densit\u00e9 emp\u00eache le brassage vertical des eaux et garde ainsi les gaz prisonniers du fond.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sidents autour du lac connaissaient depuis longtemps l\u2019existence de ces gaz dissous mais sans en \u00e9valuer r\u00e9ellement le danger. Puis, en 1984, du CO2 surgit brutalement du lac Monoun au Cameroun, tuant 37 personnes. Deux ans plus tard, un autre lac camerounais, Nyos, cracha entre 0,3 et 1km3 de CO2, asphyxiant 1700 personnes.<\/p>\n<p>G.Kling, biog\u00e9ochimiste de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Ann Arbor (Michigan), qui faisait partie de l\u2019\u00e9quipe ayant visit\u00e9 le lac Nyos dans les semaines ayant suivi l\u2019\u00e9ruption : \u00ab les animaux \u00e9taient tous morts, des centaines de t\u00eates de b\u00e9tail, \u00e9tendues l\u00e0 \u00bb. Kling avait fait des pr\u00e9l\u00e8vements d\u2019eau de surface du lac Nyos l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, sans savoir qu\u2019au-dessous se trouvait une bombe. Il s\u2019av\u00e9ra que les eaux profondes \u00e9taient pratiquement satur\u00e9es en CO2 et, comme pour le lac Kivu, \u00e9taient maintenues sous pression par les eaux de surface. Kling suppose qu\u2019un glissement de terrain ait pu perturber les stratifications du lac, for\u00e7ant les eaux profondes satur\u00e9es en gaz \u00e0 remonter. L\u00e0, une r\u00e9action en cha\u00eene se d\u00e9clencha. La chute de pression provoqua la formation de bulles de CO2, un peu \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019une bouteille de champagne qu\u2019on d\u00e9bouche. Les bulles montant en surface conduisirent \u00e0 un violent d\u00e9gazage : une \u00e9ruption limnique. Le C02 est plus dense que l\u2019air, aussi, quand il \u00e9mergea, il resta au-dessus du sol, asphyxiant tout sur un rayon de 26km. L\u2019\u00e9tendue du d\u00e9sastre amena vite les scientifiques \u00e0 se tourner vers le Kivu, autre lac riche en gaz.<\/p>\n<p><strong>Menace latente :<\/strong><\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas d\u2019archive \u00e0 propos d\u2019\u00e9ruption limnique du lac Kivu. Mais des lacunes dans les couches de plancton fossile au fond du lac sugg\u00e8rent que de tels paroxysmes aient frapp\u00e9 plusieurs fois durant les derniers 5000 ans. Si une \u00e9ruption devait se produire \u00e0 Kivu, elle \u00e9clipserait celle du Nyos. Kivu est le \u00ab m\u00e9chant grand fr\u00e8re \u00bb de Nyos : il est 3000 fois plus grand et contient 350 fois plus de gaz que ce que Nyos a lib\u00e9r\u00e9. Ses rives sont \u00e9galement plus peupl\u00e9es. Pourtant personne n\u2019arrive \u00e0 se mettre d\u2019accord sur l\u2019\u00e9tendue des risques. Les concentrations de gaz mesur\u00e9es en 1974 et une \u00e9tude limit\u00e9e en 2004 montrent que les quantit\u00e9s ont augment\u00e9 de 15-20% pour le m\u00e9thane et 10% pour le CO2 en 30ans. Si cette croissance continue \u00e0 ce rythme, le lac sera satur\u00e9 au cours du si\u00e8cle pourrait bien, comme Nyos, produire une \u00e9ruption \u00e0 la moindre perturbation. Pour le moment, le maximum de concentration en gaz n\u2019est atteint qu\u2019\u00e0 une profondeur de 330m, l\u00e0 o\u00f9 l\u2019eau est satur\u00e9e \u00e0 55% (10% CO2 \u2013 45%CH4), insuffisant pour le moment. Le m\u00e9thane est en effet le gaz qui contribue le plus \u00e0 la pression et au risque d\u2019\u00e9ruption car il est moins soluble que le CO2.<\/p>\n<p>Selon des mod\u00e8les de simulation, seul un intense bouleversement \u00e0 la base du lac pourrait d\u00e9clencher un d\u00e9gazage. L\u2019\u00e9ruption de 2002 n\u2019a pas affect\u00e9 sa stabilit\u00e9 parce que le magma n\u2019a pas atteint de telles profondeurs. Aucun risque pour M.Schmidt, chercheur suisse des Sciences Aquatiques et Technologies de Kastanienbaum. Mais pour D. Tedesco, volcanologue de l\u2019Universit\u00e9 de Naples, \u00e9tudiant le Nyiragongo pour les Nations Unies, il y a un risque : au fond du lac, il a rep\u00e9r\u00e9 des structures en c\u00f4ne qui pourraient bien avoir une origine volcanique. Cette d\u00e9couverte concorde avec d\u2019autres signes. Pendant l\u2019\u00e9ruption de 2002 du Nyiragongo, de nouvelles fractures se sont ouvertes du c\u00f4t\u00e9 sud du volcan, \u00e0 quelques kilom\u00e8tres du lac. La composition de la lave \u00e9mise \u00e9tait diff\u00e9rente de celle du crat\u00e8re, sugg\u00e9rant qu\u2019il y a diff\u00e9rents r\u00e9servoirs de magma dans la r\u00e9gion, dont certains s\u2019\u00e9tendraient sous le lac. \u00ab Le Nyiragongo va entrer encore en \u00e9ruption \u00bb, d\u00e9clare Tedesco, \u00ab le tout est de savoir o\u00f9 ! \u00bb. L\u2019\u00e9tude r\u00e9v\u00e8le \u00e9galement la complexit\u00e9 du lac Kivu : il contient au moins 5 bassins avec diff\u00e9rentes caract\u00e9ristiques et plusieurs probabilit\u00e9s de d\u00e9r\u00e8glement. Le bassin Kaburo, au coin nord-ouest, a de fortes concentrations de gaz \u00e0 seulement 12m de sa surface. Une \u00e9ruption sous cet endroit lib\u00e9rerait au moins trois fois la quantit\u00e9 de gaz de Nyos.<\/p>\n<p>Les chercheurs sont d\u2019accord pour dire qu\u2019il est important de diminuer la pression de gaz au lac Kivu pour \u00e9viter un d\u00e9sastre naturel, et la pression \u00e9conomique pousse en ce sens. Ses 60km3 de m\u00e9thane \u00e9quivalent environ \u00e0 10 fois les besoins \u00e9nerg\u00e9tiques de la RDC et du Rwanda. Puiser dans ces r\u00e9serves est particuli\u00e8rement tentant pour le Rwanda, en manque cruel d\u2019\u00e9nergie : le lac Kivu est maintenant au centre d\u2019un plan pour accro\u00eetre la production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9.<\/p>\n<p>Extraire le m\u00e9thane du Kivu n\u2019est pas une id\u00e9e nouvelle : une brasserie au Rwanda l\u2019avait utilis\u00e9 pendant 40 ans avant d\u2019opter pour l\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Mais la possibilit\u00e9 d\u2019utiliser le gaz \u00e0 des fins commerciales pour g\u00e9n\u00e9rer de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 n\u2019est apparue que r\u00e9cemment, entre autres depuis la r\u00e9cente stabilit\u00e9 politique du pays. Pr\u00e8s de 60 compagnies, pour la plupart \u00e9trang\u00e8res, ont contact\u00e9 le gouvernement pour acc\u00e9der au lac depuis 2005. Le Rwanda a d\u00e9j\u00e0 accord\u00e9 des concessions totalisant des centaines de m\u00e9gawatts \u00e0 5 consortia, dont un contrat de 325 m$ avec Contour Global bas\u00e9 \u00e0 New York. Et en Juin, le Rwanda et la RD C ont annonc\u00e9 un plan conjoint pour 200 m\u00e9gawatts. L\u2019int\u00e9r\u00eat croissant pour le Kivu a d\u00e9clench\u00e9 des discussions chez les scientifiques pour savoir quelles \u00e9taient les meilleures m\u00e9thodes pour extraire le m\u00e9thane. La plupart des mod\u00e8les proposent une plateforme flottante pour suspendre un conduit vertical, plongeant jusqu\u2019aux couches riches en gaz. Une petite pompe aspire temporairement des eaux de surface pour diminuer la pression, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elles deviennent satur\u00e9es en gaz et commencent \u00e0 former des bulles. Apr\u00e8s cette amorce, l\u2019eau gazeuse entra\u00eene un courant vers le haut sans n\u00e9cessit\u00e9 de pomper \u00e0 nouveau. L\u2019extraction fonctionne comme une \u00e9ruption limnique contr\u00f4l\u00e9e. Le m\u00e9thane, moins soluble que le CO2 sort de la solution en premier. Il est alors envoy\u00e9 loin des rives o\u00f9 il g\u00e9n\u00e8re de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Le probl\u00e8me est que faire de l\u2019eau charg\u00e9e en CO2 ? Du point de vue s\u00e9curit\u00e9, il serait id\u00e9al de la r\u00e9injecter au fond du lac. Mais enlever le dioxyde de carbone rend l\u2019eau moins dense, donc moins stable \u00e0 cette profondeur. Selon Kling, cela risquerait de m\u00e9langer les masses d\u2019eau. Seules les eaux les plus profondes pourraient supporter ce traitement et rester suffisamment denses apr\u00e8s d\u00e9gazage, mais ce serait tr\u00e8s co\u00fbteux.<\/p>\n<p><strong>Conflit d\u2019int\u00e9r\u00eats ?<\/strong><\/p>\n<p>Pour K.Tieze, g\u00e9ophysicien et directeur de Physics Design Technology \u00e0 Celle, en Allemagne, la concentration en CO2 augmente d\u00e9j\u00e0 de 3% par d\u00e9cade. Laisser le CO2 dans le lac serait \u00ab une tr\u00e8s mauvaise id\u00e9e \u00bb. Il propose d\u2019extraire les deux gaz aussi vite que possible et renvoyer l\u2019eau au-dessus de la zone satur\u00e9e, afin de ne pas diluer les ressources. Schmidt s\u2019oppose \u00e0 ce plan cependant, car les sels min\u00e9raux des eaux d\u00e9gaz\u00e9es provenant du fond pollueraient les eaux de surface.<\/p>\n<p>Avec autant de d\u00e9saccords, trouver la meilleure m\u00e9thode devient un casse-t\u00eate. Depuis, seule une plateforme de 4 m\u00e9gawatts g\u00e9n\u00e8re de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 par \u00e9pisodes pour le Rwanda. Une autre de 3,6 MW ayant coul\u00e9 l\u2019an dernier, certains \u00e9voquent un sabotage, d\u2019autres une mauvaise conception. Pour compliquer la situation, il y a les conflits d\u2019int\u00e9r\u00eats. Certains scientifiques qui \u00e9tudient le lac sont \u00e9galement impliqu\u00e9s dans des projets d\u2019extraction de m\u00e9thane, par exemple M.Halbwach, physicien r\u00e9cemment retrait\u00e9 de l\u2019Universit\u00e9 fran\u00e7aise de Savoie, qui travaille sur le projet de reconstruction de la plateforme naufrag\u00e9e rwandaise. Il a \u00e9galement pass\u00e9 20 ans \u00e0 \u00e9tudier les lacs Nyos et Kivu. Selon lui, il ne s\u2019agit que d\u2019utiliser ses comp\u00e9tences en la mati\u00e8re pour extraire au mieux le m\u00e9thane. S\u2019il est vrai qu\u2019une bonne connaissance de terrain est indispensable pour \u00e9viter une catastrophe, il n\u2019emp\u00eache que cela inqui\u00e8te nombre de scientifiques, qui craignent que les enjeux commerciaux ne prennent le pas sur les risques encourus par les deux millions d\u2019habitants du lac. Pour Tedesco, il s\u2019agit m\u00eame de \u00ab pur business, qui n\u2019a rien \u00e0 voir avec la gravit\u00e9 de la situation. C\u2019est un peu comme si quelqu\u2019un jetait une poign\u00e9e de billets dans la rue et que tout le monde se pr\u00e9cipitait pour les ramasser. \u00bb d\u00e9clare Kling qui fait maintenant partie d\u2019un comit\u00e9 de la Banque Mondiale pour r\u00e9glementer l\u2019extraction locale du m\u00e9thane, conjointement aux pays concern\u00e9s. L\u2019\u00e9quipe veut que tout projet soit surveill\u00e9 par un institut local qui ensuite fera un rapport \u00e0 un groupe d\u2019experts internationaux. \u00ab Il faut s\u00e9parer qui fait le travail de qui le v\u00e9rifie \u00bb. La proposition de loi doit maintenant \u00eatre valid\u00e9 par le parlement du Rwanda et de la RDC.<\/p>\n<p>Aussi, bien que l\u2019extraction du m\u00e9thane soit cens\u00e9e rendre le lac inoffensif, il reste incertain que les risques soient \u00e9limin\u00e9s. Les possibilit\u00e9s d\u2019\u00e9viter un d\u00e9sastre d\u00e9pendent de facteurs multiples, certains aux mains de scientifiques, d\u2019autres de celles des gouvernants. Des milices arm\u00e9es de la RD C ont r\u00e9cemment pris possession de 4 des 7 stations de surveillance sismique de la r\u00e9gion, r\u00e9duisant la capacit\u00e9 des volcanologues \u00e0 pr\u00e9voir une \u00e9ruption du Nyiragongo. Et ces derniers mois, de nouveaux conflits ont \u00e9clat\u00e9 dans les environs, d\u00e9pla\u00e7ant des centaines de milliers de personnes.<\/p>\n<p>La population de Goma a presque tripl\u00e9 depuis l\u2019\u00e9ruption de 2002, pour atteindre 1,2 million de personnes. Il y a une course au moindre lopin de terre, certains sur les lieux m\u00eames des anciennes coul\u00e9es de lave. Tandis que les scientifiques et les investisseurs d\u00e9battent des m\u00e9thodes d\u2019exploitation des ressources du lac Kivu, les populations r\u00e9fugi\u00e9es se retrouvent bloqu\u00e9es entre un volcan, des milices et \u2026un lac explosif.<\/p>\n<p><strong><em>L.G<br \/>\nD\u2019apr\u00e8s Anjali Nayar pour Nature \u2013 vol.460- 16 Juillet 2009.<\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Source: BIG Mag, Le magazine scientifique de l&#8217;acad\u00e9mie de Cr\u00e9teil, France. Par Liliane Grandmougin. 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